Quand les sacs de lait se transforment en matelas
Une classe de l’École secondaire du Mont-Bruno a mis en place un atelier de confection de matelas avec des sacs de lait pour les gens du Burkina Faso.
C’est l’enseignante Manon Beauregard qui a eu l’idée de lancer ce projet avec les classes d’adolescents en difficulté d’adaptation. « Ma fille, qui étudie à l’École internationale, m’a fait connaître cette forme d’aide destinée au Burkina Faso. L’an dernier, elle a elle-même confectionné des matelas. J’ai pensé que cela serait intéressant pour mes élèves de s’impliquer à ce niveau. » Elle a donc fait part de son intention à l’Association La vie qui parraine ce projet.
Pour procéder au tissage des paillasses, il faut une grande quantité de sacs de lait. L’Association la vie explique que le plastique de ces sacs est spécialement conçu pour garder la fraîcheur, dégager la chaleur, et l’odeur subtile de cette matière éloigne les insectes, ce qui représente une protection supplémentaire pour les gens de ce pays africain.
Avant de se mettre à la tâche, les élèves participants ont été invités à faire une recherche sur le Burkina Faso. « Ils se sont rendu compte que ce pays est l’un des plus pauvres de la planète. Ils ont aussi pu découvrir comment vivent les gens de ce pays du tiers-monde. »
« J’ai pensé que cela serait intéressant pour mes élèves de s’impliquer dans ce travail. » – Manon Beauregard.
L’enseignante précise qu’il s’agit d’un projet de longue haleine. Il faut compter une bonne vingtaine d’heures de tissage pour confectionner ces matelas. Sans compter le temps que demande la coupe de sacs en lanières. « Je n’ai que six étudiants le vendredi, journée à laquelle nous consacrons du temps à ce travail. Quelquefois, des élèves des autres classes se joignent à nous, mais cela n’est pas régulier. »
Sa classe est sur le point de terminer son premier exemplaire. « Pour le moment, nous consacrons une heure par semaine. Nous serions toutefois plus avancés si nous n’avions pas eu certains obstacles comme celui de devoir changer le format des métiers utilisés pour la confection. »
Le résultat du travail des élèves de l’école secondaire montarvilloise sera acheminé en Afrique au cours des prochains mois. « C’est une entreprise de Val-d’Or qui a des bureaux au Burkina Faso qui s’occupent du transport des matelas. Bien que nous aurons peu de matelas, nous allons cheminer un grand nombre de sacs de lait en plastique pour que les gens là-bas puissent en confectionner d’autres. »
L’enseignante avoue espérer poursuivre son projet l’an prochain. Elle n’ose toutefois pas s’avancer trop vite à ce sujet. « Je ne sais pas encore à quelle école je travaillerai ou quels seront les groupes qui me seront confiés. Mais c’est évident que j’aimerais continuer à poursuivre ce travail pour venir en aide aux gens dans le besoin de ce coin de la planète », conclut-elle.


