Prêt à bâtir après 23 ans de procédure

Construction d’habitation dans un boisé de la rue de Montpellier

Un secteur de la rue de Montpelier appartenant aux anciennes délimitations du boisé Tailhandier devrait être construit après 23 ans de procédure d’un promoteur.

En septembre 1992, sous la direction du maire Marcel Dulude, le parc Tailhandier était sauvé au prix de 650 000 $. Après deux années de tergiversation, Saint-Bruno-de-Montarville devenait le propriétaire de 70 % de la superficie du boisé Tailhandier, qu’elle transformera par la suite en un parc de conservation. L’endroit devenait ainsi le plus vaste espace vert sous contrôle municipal avec une superficie de 750 000 pieds carrés, l’équivalent des parcs Du Ruisseau, du Village et de la Coulée combinées.

L’entente entre la Ville et les propriétaires du boisé prévoyait la construction d’un maximum de 25 maisons dans les rues de Montpellier, Dumont et Bourbeau. Ces secteurs correspondaient aux parties les moins intéressantes du point de vue écologique du boisé. Un changement de zonage avait d’ailleurs été fait pour l’occasion.

En 2016?

« Les terrains cédés appartenaient au gouvernement et cela a pris beaucoup de temps pour en arriver à une réglementation. Aujourd’hui, nous sommes en discussion avec la Ville et nous espérons commencer la construction de quatre unités probablement en 2016 », explique André Lesage, ancien unique propriétaire du boisé Tailhandier. Sous le nom d’entreprise Groupe Foncier Boucherville inc.,  M. Lesage s’apprête à construire quatre habitations sur une parcelle boisée qui lui a été cédée en 1992, appartenant aux anciennes délimitations du boisé Tailhandier.

« Nous pouvons construire cinq habitations, mais nous discutons avec la Ville pour réduire le nombre de terrains à quatre. Nous améliorons ainsi un plan qui a été prévu en 1992 en coupant moins d’arbres. La Ville se prend un temps de réflexion. Une fois la décision rendue, nous pourrons commencer », précise M. Lesage. Les constructions seront soumises aux exigences du Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) applicables.

Rien de confirmé

« En vertu d’une entente qui date de 1992, la Ville a rétrocédé à des intérêts privés en 2015 un terrain pouvant être divisé en cinq lots, situé en bordure de la rue de Montpelier et adjacent au parc Tailhandier. La Ville ne peut confirmer s’il y aura cinq maisons qui seront construites sur ce terrain », a fait savoir Saint-Bruno-de-Montarville au journal Les Versants.  

Pour Marilou Alarie, conseillère municipale, responsable de l’urbanisme, « l’entente entre la Ville et le promoteur en 1992 était acceptable à l’époque. La décision lui revient, mais s’il y a un projet, il sera très encadré. L’endroit constructible est très étroit et très profond. C’est un très beau milieu. Pour l’instant, le terrain de la rue de Montpellier n’est pas cadastré (divisé en lots). Cet exercice de subdivision n’a toujours pas été fait et approuvé. 

Lorsqu’on demande à la Ville en quoi ce projet diffère de celui du boisé des Hirondelles où le sénateur Paul Massicotte compte construire des unités d’habitations, la municipalité répond au journal qu’« il ne s’agit pas d’un nouveau développement. Il s’agit de terrains disponibles en bordure d’une rue existante et déjà desservis par nos services municipaux. »

Il arrive à M. Lepage de se promener dans le boisé Tailhandier. « C’est sûr que la Ville a racheté le parc Tailhandier (la propriété de M. Lesage avant 1992) quatre fois moins chère que sa plus petite évaluation, mais je suis très satisfait du développement qui a été fait. »