Premier Salon TDAH dans l’agglomération

Ce dimanche se tiendra le premier Salon TDAH dans l’agglomération de Longueuil, à l’hôtel Mortagne de Boucherville.
Selon sa fondatrice, Nathalie Beaulieu, ce salon a pour but de regrouper les ressources disponibles pour aider les gens touchés par le Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité ou d’autres troubles d’apprentissage.
Qu’il s’agisse d’un enfant, d’un parent ou d’un proche, ce salon permet aux individus de trouver des réponses à leurs besoins. « Les troubles de l’apprentissage, ça exige beaucoup, mais on n’a pas toujours le temps ou les ressources qu’il faut parce qu’il y a des coupes et on ne sait pas trop vers quoi se tourner, raconte-t-elle. Le salon sert à trouver des ressources pour faciliter le quotidien, gagner du temps et de l’énergie et trouver de l’information spécialisée. »

Un éventail d’exposants

Divers organismes et personnes présentent des conférences, comme la Clinique CIME, le coach en leadership Alain-Guy Tremblay, l’organisme Hyperlune et Magalie Lebrun, coach familiale. Ils sont présents aussi en tant qu’exposants dimanche afin d’offrir leurs services.

« J’essaie de recréer la mentalité de ’’ça prend un village pour élever un enfant’’ avec des ressources qui sont dans la communauté. » – Nathalie Beaulieu

Nathalie Beaulieu a rassemblé le plus d’expertises possible : « On trouve des psychologues, des coachs, des groupes de soutien, des cliniques multiservices, mais aussi des cliniques d’apprentissage dans le domaine de l’orthopédagogie et de l’aide aux devoirs », énumère-t-elle.
Il y a même des spécialistes en alimentation et des groupes de soutien pour faciliter la vie au quotidien. « Ce que je cherche, ce sont des gens qui offrent des services complémentaires pour aller encore plus loin », de soutenir la fondatrice.

Des ressources locales

Comme le Salon TDAH se déplace dans le Québec, les ressources participantes sont locales, puisque ce n’est pas tout le monde qui peut se rendre dans les grands centres ou attendre un événement. « La mentalité de ‘’ça prend un village pour élever un enfant’’ n’est plus tellement là, mais j’essaie de la recréer avec des ressources qui sont dans la communauté, qui cherchent des clients, qui veulent être utiles et qui ont des compétences qui peuvent faire une différence, avance Nathalie Beaulieu. C’est plus accessible que de rester deux ans sur une liste d’attente pour ouvrir un dossier. »
Ces ressources ne sont pas nécessairement cataloguées comme pouvant venir en aide aux troubles d’apprentissage, ce qui ne les rend pas toujours faciles à trouver; la fondatrice s’est donc donné comme objectif de les recenser : « Ces services sont bel et bien là et c’est dans mes objectifs d’aller les chercher pour bâtir un réseau d’entraide dans la communauté. »
Les exposants sont vitaux à la tenue du Salon TDAH, car ce dernier ne reçoit pas d’aide gouvernementale; ce sont donc eux et la fondatrice qui le financent. « Les exposants mettent la main à la pâte, ils ne font pas juste vendre leurs services, ils sont impliqués dans leur communauté et travaillent de pair avec moi pour permettre aux gens de les retrouver tous au même endroit. »
D’autres salons sont à venir au Québec ce printemps et la fondatrice a encore plusieurs projets en tête. Elle a annoncé qu’en plus de créer un Salon TDAH en ligne, elle souhaitait établir un réseau de salons au Québec et à l’extérieur.