Pour le maintien du PEQ
Les conseils de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la communauté métropolitaine de Québec (CMQuébec) ont adopté une première résolution commune pour réclamer une clause de droits acquis depuis l’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Pour la première fois de leur histoire, la CMM et la CMQuébec ont adopté, le 19 février, une résolution commune pour réclamer une clause de droits acquis pour les personnes immigrantes déjà établies dans le grand Montréal et la grande région de Québec, mais dont l’avenir est incertain depuis l’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
La CMM englobe 82 municipalités avec Montréal, et Saint-Bruno en fait partie. Les deux communautés représentent ensemble 110 municipalités et plus de 5,1 millions de personnes. Les deux organismes joignent leurs voix pour dénoncer les conséquences majeures de la disparition du PEQ sur le dynamisme et l’attractivité économique des deux régions « à l’heure même où la guerre commerciale déclenchée par l’administration américaine cause beaucoup d’incertitude économique et une chute des exportations. Le rayonnement international, la planification de la main-d’œuvre et la rétention des talents au sein du grand Montréal et de la grande région de Québec sont aussi durement touchés par l’abandon du PEQ », précisent les deux organismes.
Un député pour le PSTQ
« J’ai entendu les critiques relatives au PEQ vers le nouveau programme de sélection des travailleurs qualifiés. Je prends aussi acte des différentes propositions des candidats à la chefferie à cet égard », avait déjà indiqué au journal Jean-François Roberge, ministre de l’Immigration et député de Chambly. Il indique avoir demandé l’évaluation de différents scénarios de mesures transitoires qui seront ensuite présentés au prochain chef et premier ministre du Québec.
Le député, ministre de la Montérégie, nous avait déjà annoncé sa volonté de favoriser un autre programme. « Je maintiens que le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) est la voie d’avenir pour une immigration à la fois contrôlée, économique, francophone, régionalisée et en phase avec nos priorités nationales. »
« Une transition plus douce »
Cette déclaration survient après l’annonce de Christine Fréchette, qui brigue la chefferie de la CAQ. Si elle l’emportait contre Bernard Drainville, elle proposerait une prolongation de deux ans du PEQ afin « d’assurer une transition plus douce ».
En novembre dernier, le ministre de l’Immigration abolissait le PEQ. Cette décision a provoqué la colère de divers fronts mobilisés. « Quand il est question de parcours de vie d’humains, je pense qu’il est important de faire preuve d’un peu de souplesse », a commenté Christine Fréchette. Rappelons que quelques jours plus tôt, Jean-François Roberge avait annoncé qu’il appuyait Mme Fréchette dans cette course à deux joueurs.
Devant une demande quasi unanime des villes, des chambres de commerce, de l’UMQ, du Conseil de la MRC de La Vallée-du-Richelieu (MRCVR) et d’autres acteurs économiques, la pression monte auprès des deux candidats au poste de premier ministre, mais aucune annonce claire n’a encore été faite depuis le début de la campagne par la ou le futur premier ministre.
Relativement à ces différents positionnements, la CCIRS invite les entreprises touchées par ces restrictions à communiquer avec elle à l’adresse info@ccirs.qc.ca. Ces témoignages permettront de renforcer les démarches et de défendre activement les besoins des entreprises du territoire.
Un droit acquis
Afin de protéger la dignité des parcours de celles et ceux touchés par l’abolition du PEQ et d’assurer la stabilité nécessaire à la planification de la main-d’œuvre, la CMM et la CMQuébec demandent au gouvernement du Québec de revoir sa décision. Les deux communautés réclament l’instauration d’une clause de droits acquis pour les personnes ayant entrepris des démarches ou étant déjà établies au Québec au moment de l’annonce de la fin du PEQ. Elles exigent également que Québec maintienne des mécanismes efficaces de transition vers la résidence permanente qui reconnaissent la valeur de l’expérience québécoise.
« Les personnes qui sont chez nous grâce au PEQ font partie intégrante des 4,3 millions de personnes qui font du grand Montréal la locomotive économique du Québec. En tant que première présidente de la CMM issue de l’immigration, je continuerai de les défendre et de mettre en lumière leur apport essentiel à la vitalité de la région métropolitaine », a déclaré Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal.
À propos de la Communauté métropolitaine de Montréal
Créée en 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) planifie, coordonne et finance les compétences stratégiques qui façonnent le territoire, soit l’aménagement, le développement économique, l’habitation, le transport collectif et l’environnement. Elle regroupe 82 municipalités, qui accueillent 4,3 millions de personnes, à qui elle offre des services d’accompagnement, tout en défendant les intérêts du grand Montréal afin de bâtir une région équitable, compétitive, attractive, inclusive et responsable. Pour plus de détails : www.cmm.qc.ca.
