Place à David Desrochers comme entraîneur-chef des Carabins
David Desrochers, un joueur de tennis qui a touché sa première raquette sur les terrains de Saint-Basile-le-Grand, devient le premier entraîneur-chef permanent des Carabins de l’Université de Montréal après le don d’un million de dollars de la Fondation Famille Le Blanc, une famille de Saint-Bruno-de-Montarville.
Jeudi dernier, on apprenait que la Fondation Famille Le Blanc remettait un don d’un million de dollars à l’Université de Montréal pour promouvoir la formation tennistique au sein de l’UdeM.
En même temps, on présentait la première mesure prise grâce à ce don : mettre en place le premier ent raîneur-chef de tennis permanent pour l’équipe des Carabins.
C’est à David Desrochers, l’ancien résident de Saint-Basile-le-Grand, que l’on a donné cette mission historique.
Sa mère, Nicole B. Desrochers, propriétaire de la Clinique de physiothérapie à Saint-Basile, a été la première à s’en réjouir. « Souvent, je devais aller le chercher sur les terrains de tennis à Saint-Basile-le-Grand, où il allait toujours jouer. Cela montre que nos installations municipales peuvent avoir une importance capitale pour les jeunes. Il va donner beaucoup d’espoir à bien des joueurs de Saint-Basile », d’indiquer Nicole Desrochers.
Ce don de la Fondation Famille Le Blanc a non seulement garanti un travail permanent à David Desrochers, mais cela a mis un coup de projecteur sur le tennis universitaire québécois. « C’est une excellente nouvelle pour le tennis. Cette nouvelle très médiatisée aura peut-être des effets sur la construction de nouveaux terrains ou encore rendra l’apprentissage du tennis plus accessible », d’indiquer au journal M. Desrochers.
100 % au Québec
David Desrochers a grandi à Saint-Basile et il confirme qu’entre l’âge de 5 et 17 ou 18 ans, il était toujours au parc à jouer au tennis ou au soccer.
« Je me rappelle que j’avais quatre beaux terrains de tennis à ma disposition. J’y passais beaucoup de temps. Je me souviens de mon premier entraîneur, Éric Ménard, qui était alors engagé par la Ville pour donner des cours. J’y étais jusqu’à l’âge de 14 ans », explique-t-il.
Il a ensuite intégré la ligue junior de la Rive-Sud avant d’arriver à l’Université de Montréal, où il a fait partie de l’équipe de tennis des Carabins. « Pendant 10 ans, de 2003 à 2013, j’étais impliqué dans les Carabins. »
En 2014, devant l’absence de ligue québécoise de tennis, le monde universitaire s’unit au monde collégial pour présenter une ligue dans la province. « Avant, il fallait aller en Ontario pour jouer dans une ligue reconnue par Tennis Canada. » Aujourd’hui c’est un nouveau tournant qui s’amorce dans le monde du tennis montréalais avec l’embauche d’un entraîneur à temps plein pour les Carabins. « J’ai trois missions à ce poste, encadrer à l’année les joueurs, faire du recrutement actif de joueurs et enfin, développer des partenariats en favorisant les voyages de nos joueurs, des matchs à l’étranger… »
Carte blanche
Pour Philippe Le Blanc, président-directeur du conseil et chef des placements à la firme COTE 100 à Saint-Bruno-de-Montarville, et vice-président de la Fondation, ce don permettra de bonifier le programme de tennis déjà offert. « L’entraîneur aura la mission non seulement de guider les joueurs, mais aussi d’améliorer le programme. Le circuit est déjà très intéressant, avec beaucoup de matchs, mais peut-être qu’avec plus de financement, il pourra y avoir plus de déplacements à l’étranger, contre des joueurs américains, la mise en place de camps d’entraînement… En tous les cas, on leur donne carte blanche. L’important, c’est de changer la perception des jeunes joueurs qui rêvent d’aller jouer aux États-Unis. »
Il était important pour la famille Le Blanc de donner ce coup de pouce au tennis québécois. « Le tennis nous a tellement donné que c’est la moindre des choses que l’on redonne à notre tour », de conclure Philippe Le Blanc.


