Peut-on transformer le centre médical en GMF?

Saint-Basile-le-Grand
Faisant face à une dégradation des services médicaux sur son territoire, la Ville de Saint-Basile-le-Grand a décidé d’octroyer un mandat à une firme qui évaluera les possibilités de transformer le centre médical actuel en Groupe de médecine de famille (GMF).
Les élus grandbasilois ont voté lors de l’assemblée du conseil municipal du 4 juillet l’octroi du contrat à la firme montréalaise Plakett. Cette dernière offre des services de consultation aux gestionnaires de cliniques et de complexes médicaux. Une somme de 3000 $ sera versée à Plakett. La Ville paiera 2700 $, alors que 300 $ seront couverts par le député de Chambly, Jean-François Roberge.
« Le secteur de la santé ne relève pas du municipal, mais nous souhaitons ainsi donner un coup de main pour aider à accueillir plus de médecins sur notre territoire », a indiqué le maire Bernard Gagnon. Il a ajouté que Plakett analysera le fonctionnement de la clinique actuelle. « Par la suite, les spécialistes nous indiqueront les modifications qui doivent être apportées à ce centre pour devenir un GMF. »
En début d’année, Serge Michel Rathle et l’ancien conseiller municipal de Saint-Basile-le-Grand Guy Raymond ont dénoncé le fait que la liste de patients orphelins sans médecin de famille ne fait que s'allonger et ils ont produit une pétition pour convaincre le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d’intervenir afin d’augmenter le nombre de médecins de famille sur le territoire; 1500 signatures ont été récoltées.

« Ce contrat à Plakett va permettre d’aller encore une peu plus loin dans ce dossier. » – Bernard Gagnon

Le député de Chambly, Jean-François Roberge, a lui-même déposé cette pétition à l’Assemblée nationale en demandant au gouvernement Couillard d’intervenir. Le 10 mai dernier, il est revenu bredouille de la réunion de travail consacrée à la pénurie de médecins de famille à Saint-Basile-le-Grand. « Depuis deux ans, je siège à divers comités avec le parti au pouvoir et nous réussissons à faire avancer des dossiers. Pour ce qui est de la pénurie de médecins à Saint-Basile, j’avoue n’avoir jamais vu autant de partisanerie », avait-il indiqué en soutenant que les membres du Parti libéral du Québec présents à la séance de travail se sont révélés fermés comme des huîtres, refusant systématiquement d’aborder sérieusement le dossier.
Le député de Chambly a soutenu en mai qu’il est inadmissible de balayer cet enjeu avec autant de légèreté. Il a ajouté qu’il ne comptait pas baisser les bras et qu’il allait retourner cogner à la porte du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. « C’est un dossier beaucoup trop important pour se décourager. Si on abandonne maintenant, pour obtenir les soins auxquels ils ont droit, les citoyens de la municipalité devront se rendre à Saint-Hyacinthe, ce qui représente un parcours de plus de 45 minutes. Pour la clientèle vulnérable, ça représente un obstacle insurmontable qui compromet leur accès aux soins de santé. En tant que député, je ne peux me résoudre à accepter ça. »
Pour le maire Gagnon, il est important d’appuyer les citoyens et les intervenants qui se débattent afin que les citoyens de Saint-Basile-le-Grand puissent avoir accès à des médecins de famille sans avoir à se déplacer dans d’autres villes de la région. « Ce contrat à Plakett va permettre d’aller encore une peu plus loin dans ce dossier. »