Peu d’hébergement pour accueillir les touristes
Le nombre d’endroits pour passer la nuit sur le territoire est assez restreint. Seulement deux motels et un gîte du passant se retrouvent sur la liste.
Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Basile-le-Grand disposent chacune d’un établissement hôtelier, le Motel Saint-Bruno et l’hôtel Le Mirage. Les deux endroits, situés en bordure de la route 116, accueillent régulièrement des gens d’affaires et ouvriers qui doivent séjourner un certain nombre de jours sur le territoire. Du côté de Sainte-Julie, on retrouve le seul gîte du passant du territoire, l’Atelier Galerie Anne Drouin Peinture & Pension.
Ce B & B a officiellement ouvert ses portes en février 2013. Depuis, il accueille chaque semaine des visiteurs provenant de l’étranger ou d’autres régions du Québec. Anne Drouin explique qu’en général, ils passent une à deux journées à Sainte-Julie. « Ce ne sont pas des gens qui viennent faire du tourisme ici. Ils viennent pour visiter Montréal ou utilisent notre gîte comme lieu de transition entre l’aéroport et leur destination touristique dans les régions plus éloignées de la province. En général, ces derniers reviennent passer une ou deux nuits chez nous avant de remonter dans l’avion. »
Le gîte, qui détient une excellente cote sur les sites de réservations du Web, accueille aussi régulièrement des travailleurs. « Depuis un an, nous avons des gens qui oeuvrent à la construction de la troisième glace, à Sainte-Julie, qui viennent s’héberger chez nous quelques jours par semaine. »
Elle soutient que malheureusement, peu d’attractions touristiques s’offrent aux visiteurs dans la région. « Ceux qui aiment les randonnées vont passer quelques heures au mont Saint-Bruno ou au mont Saint-Hilaire, mais à part cela, il y a peu de choses à faire à proximité. »
Un hôtel à Sainte-Julie ?
Depuis plusieurs années, la ville de Sainte-Julie tente de séduire les chaînes hôtelières afin qu’un hôtel soit construit en sol julievillois. La mairesse, Suzanne Roy, confirme que des démarches sont toujours faites en ce sens. « Notre ville est située en bordure de deux autoroutes importantes, la 20 et la 30. Il y a un achalandage important de gens qui passent par chez nous. Il y a donc toutes les opportunités nécessaires justifiant l’aménagement d’un établissement hôtelier. »
Pour la mairesse, il est évident qu’un hôtel serait bénéfique pour les restaurants et commerces julievillois : « On parle ici d’un apport économique important. »
Elle poursuit en soutenant qu’avec l’ouverture prochaine de la piste cyclable Oka/Mont-Saint-Hilaire, de plus en plus de touristes circuleront sur le territoire. « Le cyclotourisme est de plus en plus important dans notre région. Il nous faudra un endroit pour accueillir les cyclistes pour une ou deux nuits, s’ils veulent passer un peu de temps chez nous et prendre le temps de découvrir notre région », conclut-elle.
« Il y a les opportunités nécessaires justifiant l’aménagement d’un hôtel à Sainte-Julie. » – Suzanne Roy.


