Pétition de Joël Boucher sur l’éducation

Joël Boucher souhaite déposer une pétition à l’Assemblée nationale afin d’abolir le bulletin scolaire chiffré avec des moyennes de groupe.   

« Je compte déposer ma pétition à l’Assemblée nationale à la rentrée scolaire », mentionne Joël Boucher au journal Les Versants.

Or, le Montarvillois a appris que toute pétition déposée à l’Assemblée nationale doit être présentée officiellement par un député. « Je ne peux pas demander à notre députée [la députée de Montarville et présidente de l’Assemblée nationale, Nathalie Roy], car elle désapprouverait son collègue, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, qui ne veut pas toucher au bulletin chiffré », déplore Joël Boucher.

Aujourd’hui à la retraite, celui-ci a été enseignant pendant plusieurs années.

Voyage en Finlande

Il y a quelques mois, Joël Boucher effectuait un séjour en Finlande afin de visiter des écoles. Il en est revenu la tête pleine d’idées et de projets pour transformer le système d’éducation. Mais aussi, il en est revenu estomaqué de constater à quel point l’éducation n’était pas une priorité au Québec comparativement à ce pays scandinave. Au point de se demander ce qui cloche ici.

« Ce voyage en Finlande a été une révélation. Nos convictions ne cessent pas à la retraite. J’ai du temps. J’ai décidé d’en faire mon combat personnel de retraite (le retrait du bulletin chiffré). Je veux mener à bien cette bataille. Ce sera mon combat ultime », explique M. Boucher.

« Je ne peux pas demander à notre députée, car elle désapprouverait son collègue, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville. » – Joël Boucher

Se tourner vers les partis d’opposition

Il s’est donc « rabattu » sur les partis d’opposition. Au moment d’écrire ces lignes, seul le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a répondu à l’appel de Joël Boucher. « Il a montré un intérêt certain », souligne-t-il.

Toutefois, la session parlementaire a pris fin le 9 juin dernier et celui qui a déjà été conseiller municipal à Saint-Bruno-de-Montarville doit prendre son mal en patience. « Je dois attendre en septembre, au moment où les députés retourneront à l’Assemblée nationale. »