Pénurie au volant des autobus

Transport scolaire

L’entreprise Autobus Robert fait face à une pénurie de main-d’œuvre. Le transporteur scolaire de Saint-Basile-le-Grand est à la recherche de conducteurs.

 Bien qu’Autobus Robert vienne de faire l’acquisition des actifs de BE Grisé Transport, le directeur de l’entreprise, Louis-Martin Robert, évoque une crise qui dure depuis longtemps.
« Nous manquons de main-d’œuvre, déplore-t-il, en entrevue avec Les Versants. Ce n’est pas uniquement un problème causé par la COVID. Même avant la pandémie, c’était difficile. Ça fait plusieurs années que dure la situation. »

Mais même si la pénurie de conducteurs remonte à loin, Louis-Martin Robert ne se cache pas pour dire que la situation de pandémie n’améliore pas les choses actuellement. « C’est certain que la COVID-19 ne nous aide pas. »

« Ce n’est pas uniquement un problème causé par la COVID. Même avant la pandémie, c’était difficile. Ça fait plusieurs années que dure la situation. » -Louis-Martin Robert

L’entente entre les deux transporteurs, qui a été officialisée en début d’année scolaire, permet à Autobus Robert d’ajouter à sa flotte une trentaine d’autobus jaunes et quelques dizaines d’employés qui s’ajoutent à son équipe de Saint-Basile-le-Grand.

Or, Louis-Martin Robert parle des difficultés avant la transaction. « Nous sommes en déficit. C’est de plus en plus difficile de trouver du personnel. Nous avons besoin d’employés capable de conduire les autobus; des chauffeurs de classes 1 et 2. »

Plus précisément, Autobus Robert désire embaucher au moins trois nouveaux chauffeurs à temps plein. Sur le site Internet de la compagnie, il y a même un formulaire de demande d’emploi pour devenir chauffeur d’autobus scolaire qui est disponible à remplir.

En attendant, autant Louis-Martin Robert que celui a qui appartenait les actifs de BE Grisé jusqu’à tout récemment, Norman Provost, doivent s’installer derrière le volant des véhicules pour transporter les écoliers à bon port. C’est d’ailleurs lors d’un retour à la maison des jeunes que
M. Robert a répondu aux questions du journal. « En ce moment, nous-même devons être sur les routes et conduire les autobus plutôt que de jouer notre rôle de gestion », plaide-t-il.

Même constat du côté de M. Provost, qui « s’installe sur les autobus quand même », malgré la récente transaction. « Je donne un coup de main au nouvel acheteur. Je lui apporte du soutien jusqu’à ce que la transition soit complète », nous répond Normand Provost.