Partager votre caméra de surveillance avec la police
Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) s’est doté d’un registre permettant d’effectuer l’inventaire des caméras vidéo qui se trouvent sur leur territoire avec l’aide des citoyens.
Ce registre permet aux propriétaires d’entreprises et aux citoyens d’inscrire leur système de surveillance extérieur dans une base de données confidentielle et ainsi d’assister les policiers à solutionner des crimes.
Toutes les caméras ne peuvent pas être inscrites. L’appareil doit être capable de conserver les enregistrements afin qu’ils puissent être récupérés et rejoués.
Le programme, unique en son genre, a été mis en place par le SPAL afin de quadriller son territoire par des images à moindre coût. « On s’est inspirés de la police de Trois-Rivières, qui a mis en place un système qui lui ressemble, mais qui n’est pas tout à fait pareil. Par le biais d’une carte interactive, cela nous permet, en un coup d’œil, d’avoir les coordonnées du propriétaire de la caméra qui pourrait nous aider, avec ses images, à résoudre un délit qui s’est déroulé proche », explique au journal le capitaine au SPAL Jean-Christophe Fortin.
Actuellement, 210 citoyens ont répondu à l’appel et « nous espérons pouvoir rassembler 300 à 400 propriétaires de caméra dans nos registres ».
Le SPAL possède déjà des caméras de surveillance, réparties un peu partout dans l’agglomération de Longueuil sur les bâtiments publics, mais il y a des limites à ce que l’agglomération de Longueuil et les villes quadrillent l’ensemble de leur territoire. « Ce sont les villes qui décident d’augmenter ou non l’installation des caméras de surveillance, et ce n’est pas leur objectif pour l’instant. Nous ne voulons pas non plus être une sorte de Big Brother, ce n’est pas le but. Surtout que cela prendrait encore plus de personnel pour visionner tout le temps les images. »
« On s’est inspirés de la police de Trois-Rivières, qui a mis en place un système qui lui ressemble, mais qui n’est pas tout à fait pareil. » – Capitaine
Jean-Christophe Fortin
Comment ça marche?
Si un incident se produit dans le périmètre d’une caméra de surveillance, les policiers communiqueront avec la personne identifiée dans le registre. Avec son consentement, les policiers pourront alors utiliser les informations ou les séquences vidéo recueillies par les caméras afin de faire cheminer une enquête ou de procéder à l’arrestation de suspects. Le registre des caméras est strictement réservé à l’usage du SPAL.
« Pour faire partie du registre, il faut s’inscrire en ligne sur le site du SPAL (https://longueuil.quebec/fr). En utilisant ce registre, les enquêteurs devraient être en mesure de gagner du temps et d’être plus efficaces dans leur lutte contre la criminalité », nous précise le capitaine Fortin.
Même si la présence d’une caméra sur les lieux d’un délit ne garantit pas à 100 % d’identifier le malfaiteur, « si l’on a des images, c’est clair que cela nous aide », de conclure M. Fortin.
