Parc national du Mont-Saint-Bruno : un site sans hébergement

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ne propose pas de service d’hébergement au parc national du Mont-Saint-Bruno. Nous avons demandé pourquoi.

Il n’y a pas d’hébergement sur le site du parc national du Mont-Saint-Bruno.

« Et il n’y a pas de plan pour développer de l’hébergement au parc national du Mont-Saint-Bruno », insiste le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.

Quand on lui demande pourquoi il n’y a pas de service d’hébergement au mont Saint-Bruno, M. Boivin répond que cet îlot de biodiversité dans la région la plus urbanisée de la province joue un rôle primordial dans la protection de l’écosystème et en tant qu’oasis de verdure où plusieurs viennent se connecter à la nature.

Le mont Saint-Bruno est le parc de la Sépaq le plus fréquenté au Canada avec plus d’un million de visiteurs par année. 

Un manque d’espace

« Entre les différents sentiers qui sillonnent déjà un petit territoire de 8,8 km2, les bâtiments et les stationnements existants, la richesse et la fragilité de l’écosystème à préserver, les particularités spécifiques, comme la présence d’un verger patrimonial, le centre de ski alpin, les résidences privées, la Sépaq considère qu’il ne serait pas avisé de développer de l’hébergement dans le parc national du Mont-Saint-Bruno. Il n’y a pas la place », ajoute Simon Boivin.    

Ce dernier rappelle que des possibilités d’hébergement locatif sont accessibles à proximité. La Sépaq gère aussi le parc national d’Oka, situé à 80 km, le parc national de la Yamaska, localisé à 70 km, et le parc national des Îles-de-Boucherville, à quelque 20 km de distance. Ces lieux proposent notamment chalets et sites de camping. 

Grève évitée

Rappelons que le 17 juillet dernier, la menace de grève générale à la Sépaq a été évitée. Les membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ont voté en faveur de l’entente de principe à 75 %.