Paniers de Noël : les demandes sont en hausse à Saint-Bruno et Sainte-Julie
Les demandes de paniers de Noël, à Saint-Bruno-de-Montarville et à Sainte-Julie, sont à la hausse par rapport à il y a un an.
« Les bénévoles de l’opération paniers de Noël patinent déjà très vite pour offrir aux familles démunies de notre ville une explosion de denrées périssables et non périssables », commente le responsable des paniers de Noël à Saint-Bruno, Léo Gravelle.
Depuis une dizaine d’années, ce bénévole orchestre l’opération des paniers de Noël à Saint-Bruno. Cette année, ceux-ci seront livrés aux adresses des familles moins bien nanties en fin d’après-midi le 18 décembre.
Des bénévoles
M. Gravelle n’est pas seul dans cette initiative. D’autres bénévoles l’accompagnent chaque année, comme Pierre Plante, « un pivot » dans l’équipe, selon le principal intéressé. Sur place, le journal Les Versants s’est entretenu avec ce grand monsieur reconnaissable à la tuque colorée qu’il porte chaque fois. « J’ai toujours aimé cela, m’impliquer pour les autres. Donner à quelqu’un qui en a besoin, ça fait chaud au coeur. Mais parfois, ça pogne aussi dans le coeur », confie Pierre Plante.
« C’est important de donner parce que les demandes sont en hausse et les besoins, de plus en plus grands. Le climat, social et financier, n’aide pas », mentionne la coordonnatrice du comité de la guignolée de la paroisse Saint-Bruno, Ani Ménard.
À la hausse
Quelques jours avant la guignolée du 30 novembre à Saint-Bruno, la paroisse avait reçu 67 demandes pour un panier de Noël. Or, il y avait entre 40 et 50 demandes qui étaient normalement formulées à pareille date dans le passé.
Au moment d’écrire ces lignes, une vingtaine de requêtes se sont ajoutées. « Nous sommes rendus à 87 demandes, note Léo Gravelle. Il y a toujours quelques retardataires, et des paniers en urgence préparés au cas où. »
Ces paniers sont distribués à des familles en difficulté sur le territoire montarvillois.
« Le coût de l’épicerie augmente, les loyers sont en hausse et les salaires ne suivent pas. Le côté économique est difficile pour plusieurs », évoque Ani Ménard pour expliquer cette augmentation des demandes.
Parmi les ménages qui ont levé la main pour recevoir de l’aide alimentaire pendant la période des Fêtes, notons une quarantaine de personnes vivant seules. Dans son panier de Noël, celle-ci se verra offrir trois ou quatre boîtes remplies de nourriture, dont une consacrée aux produits périssables. Viande, poulet, fromage, œufs, lait… Plus la liste de denrées cochées est longue et les familles, nombreuses, plus le nombre de boîtes augmente. « Une grosse famille peut recevoir un panier de Noël de six ou sept boîtes », témoigne Léo Gravelle.
« J’ai toujours aimé cela, m’impliquer pour les autres. Donner à quelqu’un qui en a besoin, ça fait chaud au coeur. Mais parfois, ça pogne aussi dans le coeur. » – Pierre Plante
Plusieurs demandes proviennent aussi de travailleurs avec des revenus assez bas. Les aînés, les familles et les mères monoparentales avec plusieurs enfants sollicitent aussi de l’aide. « L’objectif des paniers de Noël, c’est que tous puissent faire un beau et bon repas du réveillon, explique le bénévole Alain Vachon, que le journal a rencontré au quartier général de l’opération paniers de Noël. Les gens qui reçoivent sont émus et heureux quand nous arrivons à leur porte. C’est beaucoup d’émotions. »
Maison de l’entraide à Sainte-Julie
Les demandes pour des paniers de Noël sont aussi en recrudescence du côté de Sainte-Julie. L’année dernière, les familles dans le besoin ont effectué 76 requêtes. Au moment d’écrire ces lignes, les demandes sont au nombre de 80. D’autres pourraient s’être ajoutées en début de semaine. Les paniers seront attribués cette semaine.
La directrice de la Maison de l’entraide de Sainte-Julie, Nathalie Garand, témoigne. « Cette année, nous constatons un nouveau phénomène. Il y a beaucoup plus de travailleurs [dans les demandes]. Ils représentent une nouvelle clientèle qui a plus de difficulté à venir chercher de l’aide. Nous avons autant des travailleurs que des personnes âgées ou encore des gens en arrêt de travail, et du monoparental », avance Nathalie Garand.
Selon elle, les dons en argent dans les commerces à Sainte-Julie ont été moindres, cette année. C’est le cas aussi des denrées récoltées. « Il y en a beaucoup moins », déplore-t-elle.
