Nathalie Roy pour la CAQ

Nathalie Roy, candidate à sa réélection comme députée dans la circonscription de Montarville, a répondu aux questions du journal.

Est-ce que cette cinquième campagne, que vous menez pour votre réélection en tant que députée de Montarville, sera votre dernière campagne?

Honnêtement, ça sera la dernière campagne, pour laisser la place aux jeunes. Mais je souhaite ce cinquième mandat pour compléter ce que j’ai fait, pour boucler la boucle. Mais oui, c’est un
dernier mandat que je sollicite. Je sollicite un dernier mandat pour bien faire les choses.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous présenter de nouveau?

Deux choses. J’ai eu beaucoup d’appuis de la part des citoyens pour que je revienne. Ce sont eux qui décident si vous êtes élue députée ou non. Aussi, on travaille de mieux en mieux avec les citoyens, l’État et le gouvernement pour régler les dossiers au bureau de circonscription. Je vous rappelle que je suis avocate. Lorsqu’un citoyen nous appelle pour l’aider, je me bats comme une avocate de la défense pour régler le dossier. C’est le travail de base, ce qui ne fait jamais la une des journaux. Un député, ça règle les dossiers. Je suis très fière de ça et de l’équipe hyper dévouée qui a réglé de nombreux dossiers de citoyens. J’avais aussi le défi de mieux connaître Mme Fréchette, car je n’ai pas siégé avec elle au Conseil des ministres, puisqu’une présidente de l’Assemblée nationale n’y siège pas. Je n’ai pas non plus participé aux caucus du parti. Je l’ai rencontrée une première fois pour parler du dossier d’un résident de Saint-Bruno. Elle a dit qu’elle s’en occupait, et elle s’en est occupée rapidement. J’ai trouvé ça fabuleux, surtout qu’elle a ajouté : « S’il y a quelque chose d’autre, ne te gêne pas, je suis là pour ça. » Elle a la même philosophie que moi, celle d’aider les citoyens. Puis, je l’ai vue aller comme ministre, dans sa campagne et comme première ministre, et ce que j’ai vu m’a beaucoup rassurée. À la fin de la session parlementaire, nous nous sommes rencontrées, car elle voulait savoir si je me représentais. C’est là que je me suis dit que j’irais avec cette femme en campagne électorale. C’est une femme rassurante, réfléchie et responsable. Cela rejoint la façon qui, pour moi, est la bonne de faire de la politique. Si je ne l’avais pas aimée, je n’y serais pas allée.

Vous êtes présidente de l’Assemblée nationale et vous avez une obligation de neutralité. Est-ce qu’il va y avoir des débats avec les autres candidats de la circonscription pendant cette campagne?

C’est pour ça que c’est inédit comme position. Comment faire une campagne électorale tout en ayant cette obligation de neutralité? Je ne ferai pas une campagne où je vais démolir les programmes des adversaires. Est-ce qu’il y aura des débats organisés? Est-ce que j’y serai? Je n’en sais rien. Pour le moment, je n’ai pas eu d’invitation. Je ne ferai pas de débats partisans, mais, comme la nature même de l’exercice est un exercice de confrontation, je ne veux pas confronter les gens. Je n’ai pas l’intention de participer à ce type d’exercice, mais je suis là pour les gens, je suis là pour les citoyens. Par ailleurs, je crois, en toute humilité, que mon expérience et mon expertise des dernières années me permettent de faire avancer des dossiers pour les citoyens de nos deux villes, et puis c’est ça que les gens veulent. Mais je ne tiens rien pour acquis. J’ai le plus grand respect, et je le souligne à gros traits, pour tous ceux et toutes celles qui se présentent dans une campagne. C’est très difficile.

Comment regardez-vous votre bilan après 14 ans en tant que députée?

Je suis très fière de mon bilan. Je vous le disais d’entrée de jeu : les députés sont là, et je suis là, pour aider à régler des dossiers avec l’appareil gouvernemental. Donc, les citoyens viennent nous voir. On a réglé des dossiers, et ce sont des cas confidentiels, des cas lourds, parfois faciles. La première porte d’entrée, c’est le bureau de circonscription, avec Vanessa et Sylvie, qui font un travail exceptionnel. Les centaines de dossiers réglés, ça fait partie de mon bilan, mais ce n’est pas un bilan qui fait la une des journaux. Une des premières préoccupations des citoyens, c’était vraiment la difficulté d’accès à un médecin de famille. On a accompagné les gens dans les changements qu’il y a eu. Puis, plusieurs médecins ont quitté pour prendre leur retraite à une clinique GMF à Boucherville. J’avais sensibilisé la ministre de la Santé à la situation. Finalement, Lionel Carmant m’a aidée dans ce dossier et un très gros GMF universitaire a ouvert à Boucherville. Il y a eu l’agrandissement du parc des Îles de Boucherville. Il y a aussi des préoccupations sur le logement. Je suis très heureuse qu’à Saint-Bruno, Le Paillasson ait pu se mettre en place pour proposer du logement social. J’ai mis la main à la pâte pour avoir ces nouveaux logements à prix très abordables. On a annoncé en éducation pas moins de trois écoles sur le territoire, c’est 100 millions de dollars. Mais n’oublions pas qu’on a hérité d’une situation où tout était à réparer. Mais comme je vous dis, moi, les promesses, je n’en fais pas. Je ferai une seule promesse, c’est d’être là pour les citoyens. Mais je suis là pour tenter de résoudre les problématiques et leurs préoccupations. Je ferai, si je suis élue, ma job de députée, celle de défendre leurs dossiers auprès des ministres responsables au gouvernement. Puis ça, je suis pas mal bonne là-dedans.

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre circonscription au cours des quatre prochaines années?

Les citoyens de Boucherville et de la Rive-Sud au complet ont été très patients avec les travaux du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, mais ça, on n’avait pas le choix. On a hérité de ça. J’étais au Conseil des ministres quand on nous a dit ce qui s’en venait. Les gens ont été hyper patients, mais là, les travaux tirent à leur fin. On va enfin voir, c’est le cas de le dire, la lumière au bout du tunnel. Mais toutes les infrastructures au Québec étaient en déficit de maintien des actifs. Ça, c’est un exemple. Puis, je peux vous dire que quand ils ont commencé les travaux, il y a eu pas mal de surprises. C’est pour ça que c’est plus long.

Justement, le projet pilote de navette fluviale mis en place en raison des travaux du tunnel, qu’en fait-on?

Je veux que ça reste. C’est moins de voitures, ça permet de désengorger les routes, puis les gens aiment ça, ils l’utilisent. Je suis à 100 % pour qu’elle reste là. Si on peut améliorer le service, j’en suis. Puis, je suis très fière qu’on ait mis en place cette navette. J’étais vraiment fière parce que c’est une idée qui venait du milieu. On cherchait des moyens de mitigation, et puis le milieu nous est arrivé avec ça. On a soumis ça, puis ça a marché. Vous voyez, ça, c’est quand tu pousses pour ta circonscription. C’est ça le travail qui se fait et qu’on ne voit pas quand vous êtes élu : vous avez accès directement aux ministres qui ont les portefeuilles dans votre paquet de dossiers, puis vous pouvez leur parler, les convaincre du bien-fondé d’une situation ou d’une demande pour une de vos municipalités. Et c’est ce que je fais.