MRC Marguerite-D’Youville: l’avenir en copropriété

Les copropriétés sont-elles l’avenir de l’habitation? Au sein de la MRC Marguerite-D’Youville, plusieurs édifices pourraient le démontrer.

Que ce soit à proximité du parc de l’Érablière ou du boulevard des Hauts-Bois, des copropriétés ont élu domicile au coeur de Sainte-Julie. Dans la MRC Marguerite-D’Youville, les immeubles à logements collectifs pourraient bien se multiplier, à l’image de l’immeuble de 34 appartements abordables prévu à Varennes. La pénurie de logements et le manque d’espace constructible poussent les promoteurs à diriger leurs structures vers la hauteur.

Vivre en collectivité n’est pas forcément facile. Yves Joli-Coeur, avocat spécialisé en droit immobilier et fondateur du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ), nous fait part de son analyse.  » Dans un concept pur, les membres d’un syndicat de copropriétaires sont choisis à la suite d’une élection. C’est une démocratie, en quelque sorte. La copropriété est régie souvent de manière bénévole ou bien avec de petites rémunérations. Les tensions ne devraient pas exister, mais en tant que membres du syndicat de copropriétaires, vous êtes la police qui rappelle les interdictions et les limitations. Et cela ne plaît pas toujours. Il se peut que vous receviez des plaintes et des critiques, si bien que la situation ne s’améliore pas. « 

Les copropriétaires peuvent reprocher aux membres du syndicat de copropriétaires d’être trop autoritaires tandis que la direction peut accuser les résidents de ne pas suivre des règles connues au moment de la signature du contrat d’achat.  » Comme dans toute société, il peut arriver que certaines personnes du syndicat de propriété soient un peu trop excessives et se prennent pour Napoléon, sourit Yves Joli-Coeur. En général, les tensions apparaissent dès que l’on parle d’argent. Lorsqu’il faut renflouer le fonds de prévoyance ou financer des travaux d’importance, les membres de la direction sont les porteurs de la mauvaise nouvelle. Souvent, ce sont ceux qui ne sont pas au courant qui contestent le plus et ne veulent pas payer. Si bien que l’on cherche à payer le moins cher et, au bout du compte, l’immeuble perd de sa valeur. C’est dommage que les gens voient cela comme une dépense et non une valorisation. « 

Savoir-vivre

 » Au Québec, la population tend à se densifier par des immeubles, poursuit l’avocat spécialisé. Les générations futures n’auront donc pas le choix que de vivre dans le multilogement. Soit elles seront locataires, soit elles seront copropriétaires. Si elle demande plus de discipline, car il faut payer les taxes et les travaux, la copropriété permet tout de même de gagner plus d’argent à la revente. « 

Afin d’aider les particuliers à évoluer dans une copropriété, Yves Joli-Coeur a créé un site Internet, condolegal.com.  » À travers celui-ci et le RGCQ, nous vulgarisons les termes de la copropriété afin que les gens comprennent plus facilement. Notre rôle est de donner un sens humain au logis collectif. La vie en copropriété est une grande école de l’autonomie et du savoir-vivre. Elle demande aussi une grande discipline, car des taxes sont à payer et des travaux, à gérer. D’ailleurs, une récente loi oblige désormais les vendeurs d’une unité en copropriété à fournir une attestation sur l’état de la copropriété. Il faut donc

qu’elle soit en bon état pour conserver

sa valeur. «