Montérégie: les ingrédients d’une saison de motoneige réussie
La neige et le froid sont propices à la pratique de la motoneige, c’est ce que souhaitent les clubs de la Montérégie.
« Le froid et la neige, c’est ce que l’on peut souhaiter aux clubs de la Montérégie, sourit Stéphane Desroches, directeur général de la Fédération des clubs de motoneige du Québec (FCMQ). Ce sont les deux conditions à réunir pour obtenir une belle saison. Si cela tombe avant Noël, il y a de grandes chances pour que l’on ait une belle saison. Malheureusement, la Montérégie est l’une des régions où il tombe le moins de neige au Québec. »
Récemment, les clubs de la région n’avaient pas pu ouvrir leurs pistes à cause du climat. L’année dernière, la saison avait duré quelques semaines. « Grâce à leur savoir-faire, les clubs montérégiens sont capables de proposer un service de haute qualité dès que la neige tombe, souligne le directeur général. Ce sont de petits miracles qui sont aussi rendus possibles grâce aux agriculteurs, propriétaires de 98 % des sites de la région, qui accordent les laissez-passer sur leurs terrains très rapidement. »
Bénévoles indispensables
Pour que ces clubs puissent fonctionner, leurs diverses structures dépendent de beaucoup de bénévoles, qui ne comptent pas leurs heures afin de rendre les pistes fédérées praticables et surtout sécuritaires. » Le bénévolat s’apprend sur le terrain, précise Stéphane Desroches. C’est ainsi que j’ai démarré en club. On balise les pistes et on apprend les règles à suivre. C’est un travail précieux, d’autant que les bénévoles sont susceptibles de travailler avec la pression des motoneigistes qui s’impatientent au sujet de l’ouverture des pistes. «
Le rôle des bénévoles est aussi de constater que la glace est suffisamment épaisse pour supporter le poids du passage des motoneigistes au moment de traverser un cours d’eau. Pour s’assurer de la sécurité des lieux, la FCMQ a mis au point une carte interactive indiquant si les pistes sont ouvertes ou fermées. Un moyen incontournable de s’assurer de son trajet avant le départ.
» Hélas, certains pratiquants sont trop téméraires et préfèrent outrepasser les interdictions de circuler, regrette le directeur général. Bien souvent, les premiers décès de la saison en motoneige sont dus à ces comportements. «
Droits d’accès obligatoires
Enfin, la motoneige est une activité rassemblant un public de tous âges.
» On constate l’arrivée de plus en plus de jeunes, s’enthousiasme Stéphane Desroches. Afin qu’ils deviennent à leur tour bénévoles, il faut aussi leur laisser la chance de s’investir dans les clubs. Cela signifie montrer de la patience. Certains clubs sont très accessibles à cela. «
Pour pratiquer la motoneige, quelle que soit sa catégorie, sur les sentiers fédérés, il est obligatoire de se procurer un droit d’accès en ligne sur le site fcmq.qc.ca. Le droit d’accès comprend une assurance de responsabilité civile à hauteur de 1 M$.
Le droit d’accès annuel est proposé à 450 $ jusqu’au 15 décembre, puis à 550 $ après cette date. Sur le sentier, il est vendu à 900 $. Il est possible d’en acheter pour une journée (90 $), deux jours (150 $), trois jours (190 $), cinq jours (240 $) ou
7 jours (300 $).
