Mont-Vélo victime de son succès
Les deux responsables de Mont-Vélo Montérégien soutiennent que le taux d’utilisation des vélos en libre-service est celui qu’ils s’attendaient à avoir dans trois ans.
Les supports à vélo aménagés au centre-ville pour accueillir les vélos du projet sont pratiquement toujours vides. Rencontrés à ce sujet par Les Versants, Miguel Durand, coordonnateur, et Francis Désaulniers, chef mécanicien de l’atelier de Mont-Vélo Montérégien, expliquent que cela est attribuable au grand succès du projet. « C’est un problème, mais un beau problème auquel nous faisons face actuellement », lance M. Durand.
Il indique qu’il s’attendait, pour cette première année, que les vélos seraient principalement utilisés par les visiteurs du parc du Mont-Saint-Bruno et les touristes du centre-ville. Ce sont plutôt les résidants qui pédalent dans les rues de Saint-Bruno sur ces bicyclettes recyclées. « Plusieurs nous disent qu’ils n’ont pas de vélo personnel et que Mont-Vélo leur permet de pratiquer cette activité. C’est bon, cela veut dire que des gens recommencent à faire du vélo grâce à notre service », indique Francis Désaulniers.
Le problème, c’est que seul le centre-ville dispose actuellement de supports à vélo. Cela fait en sorte que les bécanes sont souvent déposées un peu partout sur le territoire de la municipalité. « Il y a même quelqu’un l’autre fois qui m’a dit qu’il gardait le vélo dans son garage pour le protéger des intempéries . D’autres nous appellent régulièrement pour nous signaler qu’un de nos vélos se trouve près de chez eux. Nous allons les chercher », raconte Miguel Durand en rappelant aux gens qu’ils peuvent communiquer avec le service en composant le 514 712-VELO (8356).
« Des gens recommencent à faire du vélo grâce à notre service. » – Francis Désaulniers.
Actuellement, trois étudiants embauchés pour l’été parcourent les rues et les parcs montarvillois pour informer les citoyens du mode de fonctionnement de Mont-Vélo Montérégien. Lorsqu’ils voient un des vélos du projet qui a été déposé ici et là, ils le ramènent aux supports à vélos. « Ils ont reçu une formation de base pour la réparation des bicyclettes. Ils prennent aussi le temps de faire les ajustements nécessaires. »
Pour MM. Durand et Désaulniers, il est évident que de nouveaux supports devront être aménagés un peu partout dans la ville pour inciter les gens à y laisser les vélos. « Nos trois patrouilleurs questionnent actuellement les gens pour savoir s’ils les utilisent et le secteur où ils résident pour nous aider à implanter les supports aux endroits les plus stratégiques possible », soutient M. Durand. Il faudra toutefois plus de budget pour aménager des supports à vélo supplémentaires.
Des vélos cet automne?
Lors du lancement, il a été prévu que le service Mont-Vélo Montérégien se terminerait à la rentrée des classes étant donné que les trois patrouilleurs retourneront à l’école. Devant le succès remporté cet été, les deux responsables avouent qu’ils aimeraient bien pouvoir poursuivre l’expérience au cours de l’automne. « Pour que cela puisse se faire, nous aurions toutefois besoin de patrouilleurs bénévoles qui circulent dans les rues pour récupérer les vélos laissés à l’abandon. Sans cette aide, il est impensable pour nous de continuer à opérer le service de bicyclettes en libre-service », explique M. Désaulniers,
Miguel Durand termine en indiquant qu’il souhaite que le projet Mont-Vélo Montérégien prenne de l’expansion au fil des ans. « Des gens qui s’occupent de projets similaires dans d’autres villes nous ont indiqué que pour offrir un service optimum, il faut compter un nombre de vélos correspondant à 1% de la population de la ville desservie. Cela veut donc dire qu’il nous faudrait ici environ 280 vélos en libre-service. »

