Moins de fumeurs chez nos ados

Actuellement, le taux d’adolescents québécois qui fument est de 12 %. « La gang allumée » souhaite complètement éradiquer la cigarette chez les jeunes fumeurs d’ici 2025.

Selon les jeunes leaders de La gang allumée, un mouvement de jeunes de 11 à 17 ans, non-fumeurs et fumeurs, qui veulent prévenir et réduire l’usage du tabac dans leur milieu et même dans la société en général, entre la 1re secondaire et la 5e secondaire, il y a une hausse de plus de 650 % de jeunes fumeurs. Pour eux, il est donc important de faire davantage de prévention auprès de ce groupe.

« Nous, les leaders de La gang allumée, ça nous inquiète beaucoup parce qu’on sait que la grande majorité de ces ados deviendront accros à la cigarette et qu’ils continueront à fumer une fois rendus au cégep et à l’université », déplore Samuel Nolet, le leader de La gang allumée de la région de la Montérégie.

Dans nos écoles

Dans les écoles secondaires de la région, le nombre de jeunes fumeurs serait en baisse. Robert D’Aquila, directeur de l’École du Grand-Coteau à Sainte-Julie soutient qu’il y a de moins en moins d’adeptes de la cigarette. « Nous n’avons pas de chiffres précis, puisqu’il est interdit de fumer sur le terrain de l’école. Toutefois, quand nous regardons les endroits où les jeunes ont l’habitude d’aller pour fumer, nous n’en voyons rarement plus de six à la fois. »

Et parmi ceux qui fument, il y a de moins en moins de cigarettes traditionnelles que plusieurs ont décidé de remplacer par la cigarette électronique, bien qu’elle soit également interdite sur les terrains de l’école secondaire. « On voit de plus en plus de jeunes qui vapotent. Nous avons constaté que la cigarette électronique est de plus en plus populaire chez les ados. »

Le directeur poursuit en indiquant que l’école mise beaucoup sur la sensibilisation des jeunes devant les dangers que représente la consommation de tabac. « Nous effectuons le même type d’approche pour la cigarette électronique. » Il soutient entre autres qu’un travailleur de milieu met beaucoup d’efforts à dissuader les adolescents de fumer ou de vapoter.

À l’École secondaire du Mont-Bruno, on constate également une baisse du nombre de fumeurs. « C’est évident que si je compare avec ce que c’était au début de ma carrière, il y a beaucoup moins d’ados qui fument », indique Céline Chagnon, directrice de l’établissement.

La directrice adjointe de Mont-Bruno, Julie Geoffrion, rappelle pour sa part que les techniciens en éducation spécialisée sensibilisent régulièrement les jeunes aux dangers de la cigarette. « Nous avons quatre surveillants d’élèves qui agissent à titre d’agents du tabac pour s’assurer qu’aucun jeune ne fume ou ne vapote dans l’école ou sur les terrains de l’établissement. »

Cette année, une seule contravention a été donnée. Le montant de celle-ci est de 139 $ pour un ado et de 361 $ pour un adulte. Les deux femmes affirment que l’entrée en vigueur de la loi interdisant la consommation de tabac sur les terrains de l’école a sans doute été un moyen de dissuasion chez la clientèle adolescente. « Il ne faut pas oublier que toutes les campagnes nationales qui parlent des effets négatifs de la cigarette pour la santé ont aussi été de bons outils de sensibilisation », conclut Mme Chagnon.