Les militaires se pratiquent en Montérégie

Saint-Bruno-de-Montarville

Dans les prochains jours, la Montérégie sera le théâtre d’exercices militaires en milieu urbain dans plusieurs municipalités.
Environ 600 réservistes du Groupe-bataillon territorial/Montréal (GBT/Mtl) sont arrivés à Saint-Hubert le lundi 5 mars pour entamer cette semaine d’exercices militaires qui se terminera le 9 mars.
Lors de cette journée, aucune manœuvre n’a été déployée : il ne s’agissait que du rassemblement et des procédures administratives. Selon le capitaine Pierre Leblanc, officier d’affaires publiques au quartier général du 34e Groupe-brigade du Canada, les militaires y ont reçu leurs premières affectations et se sont déployés sur le territoire selon celles-ci.
Les manœuvres militaires se pratiquent sur deux axes tous les jours; l’axe nord et l’axe sud. C’est à Saint-Bruno-de-Montarville que l’axe nord a commencé cet exercice, en y installant une cache pour la nuit du 5 mars au Club Nordic.
Le véritable exercice n’a débuté que mardi. L’axe nord mettra en œuvre ses exercices à Saint-Liboire, Drummondville et Acton Vale, tandis que l’axe sud se trouvera à Napierville, Saint-Jean-sur-Richelieu, puis Bromont. Les deux axes vont terminer leur parcours à Saint-Hyacinthe le 9 mars.

« On met en œuvre des scénarios où on simule des conflits dans des lieux qu’ils ne connaissent pas afin d’augmenter le réalisme. »  – Capitaine Pierre Leblanc

Des manœuvres réalistes
D’après le capitaine Pierre Leblanc, chaque axe devra avancer vers son prochain objectif et des ennemis se trouveront sur son chemin. Cette portion de l’entraînement militaire vise à confirmer les compétences acquises dans différents milieux et conditions. « On met en œuvre des scénarios où on simule des conflits et des batailles dans des lieux qu’ils ne connaissent pas afin d’augmenter le réalisme, parce qu’à force de s’entraîner dans les bases, les soldats les connaissent par cœur », explique-t-il.
Pendant cet exercice, les militaires utiliseront des munitions à blanc, des pièces pyrotechniques, des obus d’artillerie à blanc et d’autre équipement militaire. Il est donc plausible que la population entende des coups de feu et voie des véhicules militaires et des manœuvres de reconnaissance.
Toutefois, cela ne veut pas dire qu’elle y est invitée. « Les sites où se dérouleront les événements sont quand même isolés, comme sur des sites d’aéroport où le public n’a pas accès », assure le capitaine Pierre Leblanc. Des mesures ont été prises pour minimiser les impacts sur la population et l’environnement. Par exemple, les coups seront entendus de façon sporadique et le bruit sera maintenu au minimum pendant la nuit.
Ces exercices militaires sont réguliers, ils se déroulent chaque année, quoique pas toujours dans la Montérégie. Selon le capitaine Pierre Leblanc, l’année dernière, ils étaient à Shawinigan, et à Laval l’année d’avant.
Tout au long de l’exercice militaire, une équipe de promotion se tiendra dans différentes villes telles que Napierville, Drummondville ou Saint-Hyacinthe pour y tenir des kiosques de démonstration afin de contribuer au renforcement de la Réserve de l’Armée.