Michèle Archambault porte plainte suite à des menaces téléphoniques
Michèle Archambault, conseillère municipale du district 8, a déposé une plainte au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) à la suite de menaces reçues par téléphone.
Dans un point de presse tenu vendredi après-midi, la conseillère a expliqué qu’une personne, avec une voix « modifiée électroniquement », l’avait appelée chez ses parents pour la menacer, elle et sa famille. « Je souhaite dénoncer l’intimidation à Saint-Bruno. Ces menaces reçues hier (jeudi) sont inadmissibles. Je demande à tous du calme, de la retenue et du civisme dans le futur. »
Les menaces portaient sur l’éligibilité de Mme Archambault à siéger au conseil municipal. « Une plainte formelle a été déposée à la police le 14 septembre », a précisé le Parti montarvillois.
Légitimité de Mme Archambault
Une polémique commençait à enfler autour de la légitimité de Mme Archambault à continuer à siéger au conseil municipal, car cette dernière a vendu sa maison à Saint-Bruno le 8 juin pour suivre son ami à Montréal. La principale concernée ne nie pas la chose, mais indique qu’elle est toujours inscrite sur les listes électorales et qu’elle a une adresse postale à Saint-Bruno. « Je n’ai aucune propriété à Montréal, par contre, tout le monde sait que j’ai la balance du pouvoir au conseil municipal. Il est donc facile de vouloir me destituer. Ce sont des stratégies politiques de bas étage. »
Deux plaintes ont été déposées auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT). « L’une d’entre elles a déjà été jugée irrecevable, la deuxième décision n’a pas été encore rendue », d’ajouter la conseillère.
PU retiré
Accompagné de la quasi-totalité du Parti montarvillois, Martin Murray a confirmé qu’il retirait de l’ordre du jour le vote du Plan d’urbanisme (PU) qui était prévu à la séance du conseil municipal du 18 septembre. « Le dossier est tellement important, mais il y a un minimum de consensus. C’est malheureux, surtout qu’il s’agissait d’un plan avant-gardiste. »
Mme Archambault avait déjà annoncé qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales à Saint-Bruno-de-Montarville. « En politique, j’ai une grande appartenance à Saint-Bruno. Peut-être que j’y reviendrai. »
« Ces menaces reçues hier (jeudi) sont inadmissibles. Je demande à tous du calme, de la retenue et du civisme dans le futur. » – Michèle Archambault
Les politiques dénoncent
Plusieurs membres de l’opposition, au sein du conseil municipal et parmi les candidats qui s’opposent au Parti montarvillois aux prochaines élections municipales, n’ont pas tardé a dénoncer ce genre de pratique.
« L’intimidation, de quelque nature que ce soit, est inacceptable! » a commenté Michael O’Dowd, conseiller municipal du district 2.
Bruno Harvey, candidat indépendant au poste de maire, à lui aussi dénoncé l’acte, tout en rappelant que la légitimité de Mme Archambault était questionnable : « Tous ont le droit de remettre en question la légitimité de Mme Archambault à continuer de siéger depuis son déménagement, de même que tous peuvent remettre en question la légitimité des résolutions pour lesquelles elle a voté depuis. Mais dans notre démocratie, personne ne peut, même en pareille circonstance, menacer un élu, encore moins un membre de sa famille. J’invite tous ceux et celles qui, de près ou de loin, gravitent autour de l’équipe de quelque candidat que ce soit, à dénoncer comme moi de tels gestes. »
L’Association des propriétaires de Saint-Bruno avait écrit, quelques jours avant vendredi, un courrier dénonçant vivement la présence de Mme Archambault pour voter le Plan d’urbanisme à la séance du conseil du 18 septembre.
En repoussant le vote du PU lors de la prochaine séance du conseil municipal, M. Murray laissera ainsi à la nouvelle administration en place après les élections le choix de l’adopter ou pas.


