Massicotte et Benjamin demandent des rétractations
Plainte à l’UPAC
Le promoteur Paul J. Massicotte et le maire de Saint-Bruno Claude Benjamin ont réagi vivement au dépôt du « dossier noir » à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) par le Parti montarvillois, la semaine dernière. Dans leur communiqué de presse respectif, ils soulignent être victimes d’une campagne de « salissage » et de « dénigrement », fondée sur des éléments dépourvus de toute preuve. Ils demandent à l’UPAC de se pencher dès que possible sur le dossier et de faire savoir rapidement ses conclusions, mais aussi que Martin Murray et Marilou Alarie se rétractent.
« Je suis insulté et choqué. Je trouve ça incroyable, très irresponsable, malicieux, malsain et malhonnête parce qu’ils savent que la nouvelle va faire la manchette et que ça va choquer », a rétorqué M. Massicotte, en entretient téléphonique avec Les Versants, au lendemain de la conférence de presse du Parti montarvillois.
M. Massicotte estime que sa réputation et celle de la Ville de Saint-Bruno ont été grandement atteintes par le dépôt du document et les allégations de corruption/collusion qui s’y rattachent. « Nous avons été très tolérants envers les opinions contraires au projet, mais cette fois-ci, ça va plus loin. C’est de la manipulation des médias et de l’UPAC au détriment de la réputation de la Ville de Saint-Bruno, du maire Claude Benjamin et de la mienne, le tout sans fondement », a poursuivi le promoteur de La Futaie.
« Nous croyons que les deux requérants ont procédé de façon abusive et, en conséquence, nous prendrons les dispositions nécessaires pour intenter les recours légaux qui s’imposent dans les circonstances », a souligné le maire en point de presse. Celui-ci a de plus ajouté qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’il n’est pas question pour lui de quitter son poste de premier magistrat.
De ce fait, des mises en demeure ont été envoyées à Martin Murray, chef du Parti montarvillois, et Marilou Alarie, porte-parole du Regroupement de citoyens pour la sauvegarde de la forêt des Hirondelles, leur demandant de se rétracter dans les 24 heures. Au moment de mettre sous presse lundi soir, M. Murray informait ne pas avoir encore réagi au document officiel reçu parce qu’il était « en attente de certains éléments externes ». Pour sa part, Mme Alarie a fait savoir qu’elle ne ferait pas de commentaires sur les mises en demeure reçues de M. Massicotte et de la Ville; ce dossier étant dans les mains de ses avocats.
Faire la lumière
Si l’UPAC concluait qu’il n’y avait pas matière à enquête ou que rien dans le dossier ne laissait présager de la corruption/collusion, Michèle Archambault, conseillère de l’opposition, et M. Murray se sentiraient enfin soulagés. « Si effectivement tout ceci est un heureux concours de circonstances et qu’il s’avère que, pour toutes sortes de raison, il n’y a rien et que tout le monde a agi de bonne foi, au moins, on aura été au fond des choses. On aura enfin toutes les réponses que nous attendions. »
Du côté de l’UPAC, on ne peut « parler de dossier particulier, ni confirmer ou informer la réception de dossier, ni commenter de cas particulier ». Sur le site Internet, il est toutefois mentionné qu’« à la suite du signalement d’un acte répréhensible, le commissaire demande qu’il soit analysé afin de déterminer les suites à y donner. Selon les résultats, le commissaire peut transmettre le dossier, soit au directeur des opérations pour amorcer une enquête ou encore au commissaire associé s’il s’agit d’un cas de vérification. Le commissaire peut refuser de donner suite au signalement s’il estime que celui-ci est frivole ou qu’il ne relève pas de sa mission ». Ne reste plus qu’à attendre…


