« Mais la seringue n’a jamais été retrouvée. »

La direction de l’école confirme l’évènement

Le journal s’est entretenu avec le directeur de l’École Jacques-Rocheleau, Claude D. Lapointe, à la suite de l’événement concernant Audrey Blanchard-Thériault. Celui-ci a confirmé que la jeune fille s’était bel et bien blessée sur un objet pointu, et que la secrétaire de l’école l’avait retournée chez elle. D’ailleurs, un rapport d’incident a été rempli à cet effet.

« Sur le pied d’Audrey, il y avait bel et bien une petite plaie qui s’apparentait à quelque chose comme la piqûre d’une seringue. Sauf que celle-ci n’a jamais été retrouvée. J’ai demandé à du personnel de l’école d’aller fouiller la partie gazonnée de la cour d’école, là où Audrey nous a dit s’être blessée. Il n’y avait rien; mais c’est un endroit où il y a beaucoup de branchages. Nous ramassons souvent des branches mortes sur ce terrain », de mentionner le directeur, Claude D. Lapointe.

Problèmes de vandalisme

Depuis plus d’un an, l’école Jacques-Rochealeau est victime d’actes de vandalisme qui se déroulent surtout les fins de semaine. La Régie intermunicipale de police Richelieu – Saint-Laurent connaît le dossier et surveille davantage les alentours de l’école les soirs de fin de semaine. Par contre, il n’est pas rare, très tôt les lundis matin, que le concierge ramasse des tessons de bouteilles de bière dans la cour avant l’arrivée des élèves. « C’est quelque chose de fréquent. Il fait une supervision visuelle de tout l’espace asphalté et récupère les objets dangereux. À deux reprises par contre, il a aussi trouvé des seringues sur le terrain. C’est arrivé à l’automne 2012, et c’est arrivé ce matin-là du 22 avril. Les seringues étaient dans un sac de plastique et encapuchonnées. Chaque fois, la police vient faire un rapport de la situation. En septembre dernier, j’avais communiqué avec les parents pour signaler la situation de vandalisme. Le 22 avril au matin, j’ai avisé les élèves et le personnel par intercom de rester vigilants parce que nous avions trouvé des seringues sur le terrain. Les enfants ont la consigne de ne pas toucher aux morceaux de verre cassé ou aux seringues qu’ils trouveraient sur le terrain. Et ensuite, à la récréation, est survenu l’incident avec Audrey. »

Plus tard au cours de cette journée du 22 avril, Jour de la Terre, comme bien d’autres jeunes des écoles environnantes, les élèves de Jacques-Rocheleau ont fait le ménage du terrain pour les sensibiliser au respect de l’environnement. Aucune seringue n’a été trouvée.

Du côté de la Commission scolaire des Patriotes (CSP), on confirme aussi le malheureux évènement, mais on abonde dans le même sens que le directeur : « Je comprends le lien que l’on peut établir, mais aucune seringue n’a été retrouvée sur le terrain à la suite de cette blessure », mentionne Lyne Arcand, de la CSP.