Lui, ses souliers ont beaucoup voyagé

Âgé de 82 ans, le Montarvillois Gilles Ponton respire la joie de vivre. Oui, il a quelques problèmes de santé mineurs, mais cela ne l’empêche pas de profiter pleinement de la vie et de s’adonner à l’un de ses plus grands plaisirs : la marche. Au cours de la saison chaude, il marche plus de 100 kilomètres par semaine.

Aujourd’hui père de quatre enfants et grand-père de dix petits-enfants, Gilles Ponton a toujours apprécié la marche. Pour lui, c’est une façon de se retrouver et de faire le vide. Muni de son sac à dos dans lequel on retrouve entre autres des médicaments, des vêtements de rechange et contre la pluie, ainsi que du papier hygiénique, il arpente chaque jour les rues de Saint-Bruno-de-Montarville et de la région, et ce, pendant quelques heures. « Ça me coûte plus cher de souliers que de pneus d’automobile », lance-t-il en riant.

En cette période de l’année, le Montarvillois avoue concentrer ses marches vers le parc du Mont-Saint-Bruno. Mais, du mois de mai au mois d’octobre, il  peut marcher entre 20 et 30 kilomètres par jour. « L’été, il m’arrive souvent de me rendre à Sainte-Julie, Saint-Basile-le-Grand, Beloeil et même Mont-Saint-Hilaire. Je pars à 6 h 30 et vers 11 h, ma femme vient me chercher en voiture. Souvent, nous en profitons pour savourer un bon repas », raconte-t-il.

À travers le monde

Gilles Ponton, qui a aussi la passion des voyages, avoue avoir marché un peu partout dans le monde, notamment en Asie, en Afrique et en Europe. À trois reprises, il s’est rendu en France ou en Espagne pour parcourir le chemin de Compostelle. « La première fois, j’y suis allé en compagnie d’un ami de Saint-Bruno-de-Montarville, Richard Dumouchel. Nous avons effectué un trajet de 800 kilomètres. »

Bien qu’il aime être accompagné, Gilles Ponton aime aussi se retrouver seul, en toute tranquillité. « Richard et moi, nous nous étions entendus pour marcher chacun à notre rythme. Nous nous retrouvions le soir pour casser la croûte. » Les deux autres voyages en direction de Compostelle, le Montarvillois les a faits avec son neveu. « Au  cours de chacun de ces deux périples, Georges et moi avons marché 500 kilomètres », précise-t-il.

Le chemin de Compostelle a un attrait bien particulier pour Gilles Ponton. « Sur les différents chemins qui mènent à cette commune espagnole, tout le monde marche dans la même direction. Cela crée une ambiance particulière que l’on ne retrouve pas ailleurs. Il y a un esprit de la marche qui relie tous les pèlerins. »

Au Québec

Le Montarvillois avoue avoir aussi eu beaucoup de plaisir à découvrir les régions du Québec à la marche. Il raconte avec joie le voyage qu’il a fait aux Îles-de-la-Madeleine avec son fils Richard. « Nous avons marché 300 kilomètres pendant lesquels nous avons parlé et chanté. C’est un excellent souvenir pour moi. Les Madelinots sont si gentils et leur coin de pays est extraordinairement beau. » Les deux complices ont également usé les semelles de leurs souliers en effectuant le tour du Lac-Saint-Jean.

Si la santé le lui permet, Gilles Ponton rêve à l’été 2016 de partir à nouveau avec son fils à la découverte du Sentier Notre-Dame Kapatakan, dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. « On appelle ce dernier le petit Compostelle du Québec. Il s’agit d’un circuit de 215 kilomètres sur un chemin qui offre un superbe panorama. J’ai vraiment hâte d’entreprendre ce périple. »