L’homme des grandes situations
Bernard Gagnon
Lorsqu’il s’est retiré de la scène politique, en 2005, Bernard Gagnon avait siégé à la mairie de Saint-Basile-le-Grand pendant 18 ans. Il a pris une « pause » de quatre ans et est revenu briguer le poste de maire en 2009, notamment parce que la situation financière de sa ville le préoccupait. En près de 22 ans de carrière en tant que chef de la Ville, monsieur Gagnon a été présent lors des dernières catastrophes majeures qui ont touché Saint-Basile-le-Grand : l’incendie d’un entrepôt de BPC en 1988, la crise du verglas en 2001 ainsi que les inondations du Richelieu en 2011.
« Pour chacune de ces situations, le sentiment de la population était différent. Pour les BPC, les gens étaient anxieux. Ils subissaient des tests et étaient dans l’attente des résultats pendant près de trois semaines. Une psychose s’était emparée de la ville. Lors du verglas, le monde était écœuré! On se rendait compte ce que c’était, vivre sans électricité. Pour les inondations, la préoccupation demeure la même : les gens ont besoin d’informations, d’un suivi de l’évolution de la situation, de sécurité, mais cette fois, ce sont les biens matériels des citoyens qui avaient été touchés », raconte monsieur Gagnon.
Les élections municipales 2013
Au moment d’écrire ces lignes, le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, venait tout juste d’annoncer dans un communiqué qu’il ne solliciterait pas un troisième mandat lors des élections municipales, en novembre prochain. Le journal a posé la question à monsieur Gagnon afin de connaître son avenir politique à Saint-Basile-le-Grand. « Honnêtement, je n’ai même pas réfléchi à la question et le conseil n’en a pas encore parlé. De toute façon, ce n’est jamais dans mes habitudes de me prononcer d’avance sur le sujet », souligne celui qui s’est remis à merveille d’un anévrisme au cerveau subi en 2006. Aujourd’hui, en 2013, est-ce que Bernard Gagnon est un maire en santé? « Oui. Mais on touche du bois », déclare celui qui marche quotidiennement 2 km, et même 10 km lorsqu’il se retrouve en vacances en compagnie de sa femme avec qui il est marié depuis 31 ans. « La marche enlève une couche de fatigue. »
Lorsque Bernard Gagnon est revenu à la mairie de Saint-Basile-le-Grand, son conseil était formé de quatre conseillers qui en étaient à leurs premiers pas en politique municipale : Guylaine Yelle, Geneviève Desrosiers, Jacques Fafard ainsi que Maurice Cantin. « Vous savez, moi aussi un jour, dans ma vie, en 1987, j’ai fait mes premiers pas. Il faut savoir que c’est important de prendre le temps et de respecter les points de vue de chacun. Parfois, nos réunions prenaient un peu plus de temps, mais ensemble, nous avons fait un travail de tous les instants. Nous avons livré ce que nous avions promis, et même plus! »

