L'heure est au recueillement

Un attentat a secoué Québec dans la nuit de dimanche. Une mosquée, une ville, une province, un pays, l’humanité ont encore une fois été touchés par un acte de terrorisme. Sainte-Julie et Saint-Bruno-de-Montarville ont mis leurs drapeaux en berne.
Suzanne Roy a de suite mis ses drapeaux en berne jusqu’à nouvel ordre à l’hôtel de ville de Sainte-Julie. « C’est avec horreur, tristesse et incrédulité que j’ai appris que la Ville de Québec a été victime d’un acte terroriste aussi ignoble qu’insensé hier soir. Nous sommes complètement bouleversés et de tout cœur avec les gens de Québec et la communauté musulmane, qui était la cible de cette horrifiante fusillade », souligne la mairesse de Sainte-Julie, Mme Suzanne Roy.
La mairesse a condamné rapidement l’attentat terroriste survenu hier soir à Québec et a annoncé que la municipalité exprime toute sa solidarité par la mise en berne des drapeaux à l’hôtel de ville jusqu’à nouvel ordre et l’envoi d’un message au maire de Québec, Régis Labeaume.

« Nous sommes complètement bouleversés et de tout cœur avec les gens de Québec et la communauté musulmane, qui était la cible de cette horrifiante fusillade. » – Suzanne Roy

« Au nom de la population julievilloise et de mes collègues du conseil municipal, j’offre mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes », ajoute la mairesse, qui a également communiqué personnellement avec son homologue de la Ville de Québec pour lui exprimer son soutien et lui apporter un peu de réconfort. « Nous nous sentons impuissants devant cette terrible attaque qui nous affecte, d’autant plus qu’elle est survenue chez nous, au Québec. Comme je l’ai malheureusement souvent répété à la suite des attentats survenus ces derniers temps en Europe, la pensée unique n’est jamais une voie à suivre, peu importe l’idéologie qu’elle défend. Nous devons nous serrer les coudes devant cette atteinte à nos valeurs humaines les plus profondes et nous unir pour surmonter cette épreuve et éviter qu’elle ne se répète », conclut Mme Roy.
Saint-Bruno-de-Montarville
C’est dans la matinée que Saint-Bruno-de-Montarville a aussi décidé de mettre ses drapeaux en berne sur tous ses édifices.
« Triste journée qui montre que nous ne sommes pas à l’abri d’événements extrêmes. Pourquoi toute cette haine envers l’autre? La violence dans nos propos et dans nos gestes traduit un malaise profond de nos sociétés. Il faut plus que jamais chercher à comprendre. Pourquoi, pourquoi, pourquoi? Je me sens totalement impuissant ce soir face à ce qui vient de se produire à Québec. Dure réalité que celle de savoir que des personnes ont été tuées et blessées parce que, pour certains, elles étaient différentes. Il faut plus que jamais tendre la main… »
Saint-Basile-le-Grand
Lundi matin, au moment de la rédaction de l’article, aucune mesure n’avait été prise par Saint-Basile-le-Grand. « Les membres du conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand devaient se réunir à l’heure du midi pour connaître les gestes que la Ville posera », a alors indiqué Jean-Marie Beaupré, directeur général de Saint-Basile-le-Grand. C’est ensuite que la municipalité a mis ses drapeaux en berne jusqu’à nouvel ordre.
Résumé des faits
Dimanche soir, peu avant 20 h, Alexandre Bissonnette à  27 ans, est entré dans le Centre culturel islamique de Québec avec des armes de guerre et a tiré dans la foule. Le bilan provisoire des victimes lundi matin, au moment de la rédaction de l’article, était de six morts et cinq blessés graves. Elles étaient âgées de 35 à 70 ans. Par ailleurs, 39 personnes se trouvant à l’intérieur du Centre sont sorties indemnes de la fusillade.
La Sureté du Québec a confirmé que le suspect a été arrêté par les policiers près du pont de l’île d’Orlélans, située à une vingtaine de kilomètres. Interrogé par les policiers, il demeure sous les verrous.