Les villes de l’agglomération de Longueuil en réclament plus

Sécurité ferroviaire

Plus d’un an après la tragédie de Lac-Mégantic, Longueuil, Brossard, Boucherville, Saint-Lambert et Saint-Bruno-de-Montarville revendiquent une sécurité accrue sur les voies ferrées qui traversent le territoire.

Pour les cinq villes de l’agglomération de Longueuil, il est urgent que les normes et la réglementation entourant les activités ferroviaires soient resserrées.

Plusieurs requêtes ont ainsi fait l’objet d’une résolution adoptée par le conseil d’agglomération, en juillet. Les municipalités demandent notamment que soient retirés le plus tôt possible, « idéalement avant le délai de trois ans », les wagons DOT-111 non conformes.

Les maires veulent aussi que le Canadien National leur communique à l’avance tous les projets dont l’augmentation des matières dangereuses sera significative, et que Transports Canada continue à transmettre, sur une base annuelle, les données sur les matières dangereuses ayant transité sur le territoire.

Inspection deux fois par année

L’agglomération demande également que les compagnies ferroviaires inspectent les voies principales au moins deux fois par année, plutôt qu’une, à l’aide de voitures de détection des défauts de rails et de contrôle de l’état géométrique de la voie.

Les maires demandent aussi que les compagnies ferroviaires adaptent la vitesse des trains qui circulent sur la subdivision Saint-Hyacinthe, entre la ville de Longueuil et la ville de Saint-Bruno, ainsi que sur le territoire de Boucherville, dans la subdivision Sorel-Tracy – Boucherville, en fonction de la densité d’habitation.

Enfin, ils souhaitent que les compagnies ferroviaires, Transports Canada et les expéditeurs créent et rendent disponibles des plans d’intervention au Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil sur les différentes matières dangereuses transportées, et que ce plan inclue les produits nécessaires à l’extinction.

Pour sa part, le maire de Boucherville, Jean Martel, va encore plus loin. Il réactive une demande faite il y a près de 30 ans pour un tracé alternatif de la voie ferrée le long de l’autoroute 30.

Rappelons qu’en 2013, environ 15 314 wagons en provenance de Montréal, et 13 456 wagons en provenance de Saint-Hyacinthe, transportant des « marchandises dangereuses identifiées », passaient sur le territoire de Saint-Bruno : l’ammoniac (217 wagons), le peroxyde d’hydrogène (550), les pesticides (6), l’hydrosulfure de sodium (37), le dioxyde de soufre (1 105), l’acide sulfurique (4 130), le styrène (316), le chlore (6 625) et le propane (2 228).