Les vélos des réfugiés ukrainiens

Une résidante de Saint-Bruno-de-Montarville qui a travaillé en tourisme pendant 47 ans a décidé de souhaiter la bienvenue aux réfugiés ukrainiens en leur offrant des vélos.

Avec l’arrivée des Ukrainiens dans notre région, Lynne St-Jean a récupéré des vélos et les apporte aux nouveaux arrivants ukrainiens. Lorsqu’un don est trop loin de Saint-Bruno pour aller le chercher, alors elle écrit sur le compte Facebook Canada Host Ukrainians / Hébergeons les Ukrainiens et tente de faire se rassembler le donateur et la famille d’accueil. « Bonjour, êtes-vous un hôte dans la région de Mascouche/Saint-Roch-de-l’Achigan (Québec)? Nous sommes un petit groupe de bénévoles qui ramassons/faisons la mise au point/donnons des vélos aux Ukrainiens qui arrivent et en ont besoin. Nous avons un donateur – vélo pour ado de 12 à 15 ans, entre 4 et 5 pieds – situé dans votre région. Il est difficile pour nous de faire tout les ramassages. Si vous avez besoin et êtes prêt à vous déplacer, faites-moi signe en privé. Merci. »

« Mon projet vélo a fait boule de neige soit 80 vélos donnés à date. Mon objectif est de me rendre à 100. » – Lynne St Jean

Dans le grand Montréal, lorsqu’elle reçoit un vélo qui a besoin de quelques réglages, elle peut désormais faire appel au magasin de vélo Réparation St-Bruno, qui lui a offert de faire les ajustements sans frais.
« L’entraide, la générosité, la solidarité et la compassion envers le peuple ukrainien sont formidables. Les hôtes les accueillent, les hébergent, font toute la paperasse nécessaire, inscrivent les enfants à l’école et trouvent même du travail pour les nouveaux arrivants », mentionne Mme St-Jean, qui a voulu mettre sa pierre à l’édifice.

Cyclo Nord-Sud
Bénévole chez Cyclo Nord-Sud depuis 18 ans, Lynne a toujours eu à cœur le recyclage et la réutilisation des vélos afin de permettre à des gens qui en ont besoin d’aller à l’école ou d’aller travailler.
Cyclo Nord-Sud est un organisme à but non lucratif qui a remis 75 000 vélos à l’international, soit en Afrique, à Haïti, à Cuba et en Amérique du Sud depuis 1999. De plus, l’organisation a des programmes locaux comme Vélorution CDN-NDG ,Vélorution Saint-Michel, Les Petits Vélos et Encore du monde à bicyclette.

Lynne part de cette expérience pour la rediriger aujourd’hui vers les réfugiés ukrainiens qui arrivent au Québec et donne tout son temps.
« Je peux apporter des vélos, il est aussi possible de venir les chercher. Je fais connaître aux familles d’accueil, sur des sites, ce qui est disponible en termes de taille et je fais le nécessaire pour que les principaux intéressés puissent récupérer les vélos. Mon projet vélo a fait boule de neige, soit 80 vélos donnés à date. Mon objectif est de me rendre à 100. À vous tous qui arrivez au Canada, votre sourire est mon plus beau cadeau. »

Sa démarche fonctionne tellement bien qu’au fil des semaines, une petite communauté de personnes à la recherche de vélos pour les Ukrainiens s’est créée un peu partout au Québec. À Rigaud, à Laval, à Montréal, à l’Île des Sœurs, des points d’ancrage et des amitiés se sont créés. « J’ai fait la rencontre d’autres gens qui, comme moi, veulent faire la différence. Merci à Isabelle de Billy, Marie-Claire Dumas, Diane Charlebois, Mathieu Larochelle et Christian Lapointe, qui sont embarqués avec moi dans ce projet. Il n’y a pas de mots pour exprimer tout ce que l’on ressent vis-à-vis cet élan de partage. »
L’objectif n’étant pas encore atteint, les appels aux dons continuent.

« Il y a beaucoup d’entraide. À Saint-Bruno, s’il y a des gens qui veulent offrir des choses, donner des vélos, je fais du porte-à-porte dans mon quartier, le quartier des femmes, et je récupère ainsi quatre ou cinq vélos. Je récupère aussi des pièces telles casques, pneus et trips, qui serviront à en réparer d’autres. »
N’hésitez pas à communiquer avec Lynne St-Jean si vous voulez faire don d’un vélo. Elle livre d’ailleurs volontiers son adresse courriel, lstjean1957@gmail.com, ou encore son numéro de téléphone, 514 318-2317, pour que vous puissiez la contacter facilement.
L’ouvrage, ce n’est pas ce qui manque à Lynne; c’est du temps qu’elle aimerait avoir pour donner encore plus.