Les plus impatients devront attendre

Mont-Vélo montérégien à Saint-Bruno-de-Montarville

La mise à disposition des vélos verts en libre-service de Mont-Vélo à Saint-Bruno-de-Montarville connaît un début moins prometteur qu’annoncé. Les dons de vélos se font rares et le lancement officiel de l’opération se fait attendre.

D’abord annoncé en août par Jacques Bédard, élu municipal du Parti montarvillois, puis avant le 7 septembre par l’organisme sans but lucratif (OSBL) Mont-Vélo montérégien, il est difficile aujourd’hui de prévoir une date de lancement des vélos en libre-service qui permettront de relier le parc du Mont-Saint-Bruno au centre-ville.

« La ferme du Mont-Bruno, qui devait confectionner les supports à vélos dont nous avons besoin, s’est désistée au dernier moment. Il nous a fallu trouver une autre entreprise qui puisse faire le travail. Comme nous sommes un OSBL, cette entreprise nous permet d’avoir des prix préférentiels, mais nous ne sommes pas prioritaires dans son carnet de commandes. Nous ne pouvons donc pas donner de date de mise en place du service », explique Miguel Durand, coordonnateur de l’organisme. « La seule chose qui manque pour lancer le service, ce sont les supports à vélo » précise-t-il.

Les visiteurs du parc national du Mont-Bruno, où les premiers vélos devraient être disponibles, sont surpris de ne pas disposer des vélos en libre-service dont ils avaient entendu parler. « Il y a plusieurs personnes qui m’ont déjà posé la question, mais je ne suis pas au courant de la mise en place d’un tel service », indiquait au journal Les Versants une personne à l’accueil il y a quelques jours.

À compter d’octobre, un local de formation aménagé à l’École secondaire du Mont-Bruno permettra à environ 80 élèves en développement de l’autonomie d’apprendre les rudiments de la mécanique-vélo comme prévu. « Nous pourrons accueillir, par groupe de six personnes, des élèves qui s’occuperont de refaire au complet le vélo », précise le seul employé de l’organisme pour l’instant. Un formateur en mécanique de vélo devrait être salarié cet automne pour accompagner les élèves dans leur apprentissage. 

Un manque de vélos

L’autre problème que connaît pour ses débuts l’organisme, c’est le petit nombre de vélos reçus. « Mont-Vélo montérégien fait appel à la générosité des citoyens qui n’utilisent plus leurs bicyclettes. Ils peuvent ainsi faire un don à l’organisme en apportant leurs vélos à l’écocentre, endroit où ils sont récupérés. Selon l’aveu du conseiller à l’origine du projet, les dons de vélos du Service de police de l’agglomération de Longueuil qu’il espérait se font attendre. « Aujourd’hui, nous disposons d’une vingtaine de vélos, mais la majeure partie d’entre eux seront acquis lorsque l’agglomération va commander à la police de nous dédier leurs vélos plutôt que de les vendre à moindre coût à l’encan. De toute manière, le service Mont-Vélo sera disponible à l’automne, la période la plus achalandée au parc du Mont-Saint-Bruno », expliquait Jacques Bédard, conseiller municipal de Saint-Bruno, lors de la séance du conseil municipal d’août.