Les pères Trinitaires rappelés à l'ordre

Les pères Trinitaires sommés d’entretenir leur terrain

Le voisinage du verger des pères Trinitaires, à Saint-Bruno-de-Montarville, leur demande en vain de couper l’herbe haute de leur terrain, un endroit propice à la tique porteuse de la maladie de Lyme.
Luc Bégin est exaspéré de voir son chien, sur son terrain, se faire piquer par des tiques qu’il lui enlève sur le museau régulièrement, sans compter le risque qu’il encourt, lui et sa famille, d’attraper la maladie de Lyme. La cause de cette infestation pour ce propriétaire du sommet Trinité à Saint-Bruno-de-Montarville, « c’est le manque d’entretien du terrain d’à côté où les herbes hautes prospèrent. Je vois tous les jours des chevreuils à cet endroit qui, on le sait maintenant, transportent avec eux les tiques transmettant la maladie de Lyme. Avec ces herbes hautes, on favorise la propagation la maladie. J’ai demandé aux pères Trinitaires de s’occuper de leur propriété, mais je n’ai eu aucune réponse », explique M. Bégin.
Le terrain dont il est question est un vieux verger appartenant à l’Ordre de la Très-Sainte-Trinité, l’Ordre des pères Trinitaires de Saint-Bruno-de-Montarville. Les terres ne sont plus entretenues et les élèves du Collège Trinité empruntent régulièrement ce passage, au milieu des herbes hautes.
Article 21-1
 » Le verger a 800 mètres de long. On ne pourrait pas couper le foin partout. Le collège Trinité a déjà fait un passage. En plus, le verger, cela fait un bout de temps qu’il n’est pas entretenu. On ne peut pas passer là-dedans. Cela fait 2 ans que personne ne s’en occupe, mais personne ne s’était plaint « , explique le Père Jean-Marc Pelletier, un des membres de l’Ordre responsable des lieux.
M. Bégin a contacté la Ville pour qu’elle fasse respecter le règlement 21-1 qui dit que  » constitue une nuisance et est prohibé le fait pour le propriétaire, le locataire ou l’occupant d’un terrain, bâti ou non d’y laisser pousser des branches, des broussailles, de l’herbe à puce « . Après plusieurs jours d’attente, la Ville lui a répondu qu’elle enverrait un courrier aux pères Trinitaires pour qu’ils coupent l’herbe.
 » J’ai contacté la Ville le 24 mai. Alors que je m’apprêtais à déposer une plainte non pas contre les pères Trinitaires afin qu’il coupe l’herbe, mais contre la Ville qui ne me répondait pas, Marilou Alarie m’a contacté pour me dire que la Ville s’occupait de la situation « , explique le voisin du verger. L’article 21-1 prévoit une amende de 100 $ jusqu’à 4000 $ en cas de récidive, en plus de mettre un terme à la nuisance.
Rien reçu
 » Les pères Trinitaires vont être avisés qu’ils doivent se soumettre à la réglementation. La demande a d’ailleurs déjà été traitée. On ne peut pas se permettre de laisser aller les herbes hautes « , a indiqué au journal Marilou Alarie, conseillère municipale responsable de l’urbanisme.
Renseigné sur la chose, le père Pelletier s’est trouvé surpris, car il n’était pas au courant de cet avis vendredi dernier.  » Si nous recevons un courrier de la Ville, alors on verra ce que l’on peut faire avec notre économe « , nous a-t-il cependant dit.
La fin de l’année scolaire approche, peut-être que pour la prochaine rentrée des classes, les élèves du Collège Trinité pourront emprunter ces chemins sans craindre de se faire piquer.