Les lieux de culte non chrétien sont permis dans la région
Si, demain matin, des communautés non chrétiennes souhaitaient implanter un lieu de culte dans la région, elles pourraient le faire sans problèmes à Sainte-Julie. Cela serait toutefois un peu plus compliqué à Saint-Basile-le-Grand. Quant à Saint-Bruno-de-Montarville, il nous a été impossible d’avoir une réponse.
La volonté d’implanter des lieux de culte non chrétien soulève souvent des craintes auprès de la population. La Ville de Saint-Lambert a, au cours des derniers jours, indiqué qu’elle souhaite limiter l’accès à ce type d’établissements à certains secteurs de son territoire. À la suite du projet de centre communautaire de l’imam montréalais controversé Hamza Chaoui, plusieurs villes, notamment celle de Montréal, ont adopté des ajouts à leurs règlements déjà en cours afin de restreindre l’emplacement de lieux de culte.
À Saint-Basile-le-Grand, on avait déjà restreint les possibilités d’implanter un lieu de culte non chrétien n’importe où dans la municipalité. «Nous n’avons que neuf zones dans lesquelles ce type d’établissement est permis», précise le directeur général Jean-Marie Beaupré. Malheureusement, les terrains disponibles dans ces secteurs sont rares. « Par contre, si un bâtiment d’une de ces zones était vendu, il serait possible pour une communauté non chrétienne de convertir ce dernier en lieu de culte.»
À Sainte-Julie, la mairesse Suzanne Roy a spécifié que le conseil municipal n’a pas vu la nécessité de restreindre l’accès à des lieux de culte non chrétien à certaines zones. «Cela n’est pas dans notre vision des choses», déclare-t-elle, en rappelant que Sainte-Julie accueille déjà quelques églises de différentes confessionnalités chrétiennes.
Madame Roy, qui est également présidente de l’Union des municipalités du Québec, ne se dit ni pour ni contre le fait que des municipalités tentent de restreindre les zones permettant l’ouverture d’églises non chrétiennes. «L’important, c’est que les municipalités prennent des décisions qui respectent les lois en vigueur au Québec», conclut-elle.


