Les Fantastiques contre l’intimidation

Plusieurs dizaines d’élèves de l’École Courtland Park, à Saint-Bruno, ont défilé dans leur quartier le 26 février dernier pour combattre l’intimidation, une initiative imaginée par un petit groupe d’élèves de la cinquième année, les Fantastiques.

« Il faut que non seulement l’école, mais aussi toute la communauté sache ce qui se passe et qu’il faut arrêter l’intimidation », a expliqué aux Versants Zoé, 10 ans, une des Fantastiques.

Arborant plusieurs pancartes dénonçant l’intimidation, les élèves de quatrième, cinquième et sixième du primaire ont bravé le froid et les trottoirs glissants pour faire entendre leur voix. Leur marche coïncidait bien entendu avec la Journée du chandail rose, porté pour indiquer que l’intimidation ne doit pas être tolérée.

« L’intimidation peut affecter beaucoup de choses. Parfois, les gens intimidés ne seront pas aussi ouverts, ne vont pas vouloir se faire des amis, seront plus renfermés. Ça peut causer du stress aussi, et donc affecter les notes à l’école », a pour sa part commenté Olivia, 10 ans, également membre des Fantastiques.

« Il faut dire [aux intimidateurs] d’arrêter, pour ne pas qu’ils le fassent encore. Parfois, les personnes intimidées vont être trop gênées pour aller le dire à quelqu’un, et ça peut devenir de plus en plus grave. Il faut s’entraider », a renchéri sa collègue Chloé, 11 ans

Selon le directeur de l’École d’éducation internationale, François Couture, cette marche est aussi une façon de rappeler aux élèves que les membres du personnel et la direction sont présents pour les écouter en cas de problème. « Souvent, un jeune qui est victime d’intimidation ne s’ouvrira pas, alors on veut lui donner une voix. C’est important pour nous de développer un lien de confiance pour que les jeunes soient à l’aise de parler avec les membres du personnel, ou encore leurs parents », a soutenu celui qui portait fièrement une chemise rose, lors de l’entrevue.

Après cette marche couronnée de succès, les Fantastiques devront bientôt se remettre au travail, car plusieurs projets les attendent au cours des prochains mois. « Les Fantastiques aident l’école à être meilleure. Si le recyclable est un problème, on va chercher de l’aide. Ils organisent aussi des activités, comme à Noël », a avancé Keeton, 10 ans.

« Pendant la semaine de lecture, on va faire des activités pour l’école, comme lire dans le gymnase et fabriquer des signets », a ajouté Édouard, qui prévoit que les Fantastiques ne chômeront pas au cours des prochains mois.

Le directeur François Couture ne cachait pas sa fierté de voir ce petit groupe d’élèves avoir autant d’idées et de projets pour la vie étudiante de son école. « Tout le monde adhère à ce groupe, parce que c’est une façon de donner une voix à nos élèves, et de former nos citoyens de demain. »