Les CRÉ et CLD de l’agglomération de Longueuil réagissent

Pacte fiscal 2015 du gouvernement Couillard

Après les commissions scolaires, c’est au tour des municipalités, des Conférences régionales des élus (CRÉ) et des Centre locaux de développement (CLD) du Québec de subir les coupes du gouvernement. Dans l’agglomération de Longueuil, on tient à rester en vie.

Si pour certains la pilule est difficile à avaler, d’autres souhaitent faire partie de la solution. C’est le cas de la CRÉ de l’agglomération de Longueuil. « La CRÉ, de concert avec ses partenaires et les élus de l’agglomération, souhaite procéder à une analyse en profondeur de la situation afin de prendre la juste mesure de l’impact de la décision annoncée par le gouvernement Couillard », a fait savoir Monique Bastien, présidente de la CRÉ de l’agglomération de Longueuil, au lendemain de l’annonce.

« La CRÉ s’engage avec détermination à trouver, aux côtés des élus et de ses partenaires, des solutions visant à poursuivre le développement harmonieux de l’agglomération de Longueuil », a déclaré, pour sa part, la directrice générale de la CRÉ, Sylvie Grenier.

Au CLD de l’agglomération de Longueuil, on s’accroche aux résultats obtenus au fil des années et à la pertinence du rôle de l’organisme sur le territoire. « 69 % des entreprises financées par le CLD entre 2008 et 2013 sont toujours en affaires. Cela démontre clairement la création de richesse sur le territoire par l’entrepreneuriat, mentionne Jean-Luc Couture, président du CLD de l’agglomération de Longueuil. Le CLD suit de très près la situation actuelle et est conscient des risques et des incertitudes qui planent. Toutefois, il ne fait aucun doute que l’expertise de la permanence de nos administrateurs et bénévoles passionnés est une valeur ajoutée pour le territoire. Le CLD a su, au fil des ans, se démarquer par son approche distinctive en accompagnement et en financement, mais aussi, dans la mise en place de projets en développement local créateurs de richesse. »

La grogne résonne

Les rumeurs d’abolition des CLD circulaient depuis quelques semaines déjà et, devant cette éventualité, des élus, des entrepreneurs et des partenaires de partout au Québec en faveur du maintien des CLD se sont mobilisés, ce qui a fait écho au gouvernement puisque Québec donnera le choix aux MRC de déléguer ou non au CLD, ou à une autre organisation, l’exécution de leur compétence en matière de développement économique local et de soutien à l’entrepreneuriat.

« La grogne qui s’est faite entendre dans l’ensemble du Québec au cours de la dernière semaine semble avoir porté fruit. On ne connait pas encore les conséquences exactes de ce nouveau modèle de gouvernance, mais au moins, la précieuse expertise qui prévaut au sein des CLD et surtout, l’implication de milliers de bénévoles et partenaires dédiés au développement économique de leurs régions ne sera pas complètement perdue », soulève Yves Maurais, président de l’Association des CLD du Québec (ACLDQ).

Pour M. Maurais, plusieurs questions restent en suspens : Quel choix chacune des MRC fera-t-elle? Exercer elle-même la compétence, ou encore la confier au CLD ou à une autre organisation? Et quel budget allouera chaque MRC au développement économique local?