Léon Thériault, fou de bénévolat

Vélo, patinage de vitesse, activités pour les personnes âgées, Léon Thériault ne manque pas d’idée et d’énergie pour donner de son temps.

Le Club cycliste Les Vélomanes de Sainte-Julie est un organisme sans but lucratif à vocation récréative, dont les activités sont associées à une pratique du vélo à tous les niveaux pour les cyclistes à partir de 15 ans. C’est Léon Thériault qui a « parti le bal » en 1984. Ce Julievillois fait du sport et du bénévolat une manière de vivre et surtout une manière de transmettre sa passion. Enseignant en géographie et en économie, l’ancien professeur de 72 ans a gardé son engagement dans la transmission du savoir. « J’ai fondé le club Les Vélomanes de Sainte-Julie en 1984. J’ai essayé de donner le goût à des gens, jeunes comme moins jeunes, de faire du vélo de manière sécuritaire et agréable. J’ai aussi créé le plus gros événement cycliste jamais organisé pour célébrer le Tour du silence sur la Rive-Sud en réunissant, en 2010, 3700 participants pour sensibiliser la population aux décès des cyclistes sur la route et favoriser les comportements civiques des cyclistes. »
L’organisation de cet événement est en réaction à la mort de plusieurs cyclistes dans la région. Mais l’engagement bénévole ne s’est pas arrêté là. « J’ai monté l’opération Tandem d’Or. En achetant des tricycles pour les gens de l’âge d’or, grâce à l’aide de généreux donateurs dont Robert Bourassa faisait partie, quand il était candidat dans la circonscription de Boucherville, j’ai permis aux aînés de circuler plus librement. J’ai pu bénéficier d’un bus qui m’a permis de promener ces personnes en dehors de Sainte-Julie », précise M. Thériault.
Le patin de vitesse

« J’ai fondé le club Les Vélomanes de Sainte-Julie en 1984. J’ai essayé de donner le goût à des gens, jeunes comme moins jeunes, de faire du vélo de manière sécuritaire et agréable. » – Léon Thériault

Dans la vie sportive de M. Thériault, il n’y a pas que le vélo. Avec ses 22 marathons, cinq traversées des États-Unis en vélo, l’organisation de pentathlons à but caritatif, il y a aussi le patin de vitesse. « J’ai fondé le patinage de vitesse à Montréal en 1973. Je l’ai fondé à Sainte-Julie en 1978, toujours en tant qu’entraîneur-fondateur. J’ai enseigné à Nathalie Lambert et d’autres athlètes olympiques. À Sainte-Julie, on connaît la présence des frères Hamelin, qui sont en quelque sorte les héritiers de ce que j’ai fait. Ce n’est pas pour rien qu’on m’ait déclaré le plus fou du village », s’amuse-t-il.
Son engagement a débuté en 1973. Depuis, il a obtenu deux fois la médaille du Gouverneur du Canada, une fois la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec. Il est entré au Temple de la renommée du patinage de vitesse, au Temple de la renommée de la Fédération québécoise des sports cyclistes. « On m’a déclaré Grand Julievillois l’an passé. »
En plus de son bénévolat, il travaillait auprès du ministre de l’Industrie et du Commerce entre 1984 et 1998 en tant que conseiller en développement économique auprès des industries. « Parallèlement à tout ça, j’étais entraîneur bénévole en patinage de vitesse. »
On pourrait continuer à parler longtemps de l’engagement de M. Thériault qui semble être sans fin. À tel point qu’on pourrait croire qu’il détient le pouvoir d’ubiquité. L’explication réside peut-être auprès de ses quatre enfants, qui n’hésitent pas à appuyer leur père. Car les Tétrault ne semblent pas avoir fini de « sévir » dans le monde du partage de soi. « J’ai quatre enfants et ils sont tous impliqués dans des actions bénévoles. Je leur ai peut-être servi d’exemple », conclut-il.