L’engouement pour le pickleball
L’engouement pour le pickleball ne se dément pas. Comment les villes répondent-elles à la demande?
« Nous sommes conscients que la demande continue de croître », mentionne la porte-parole de Saint-Basile-le-Grand, Annabel Rousseau.
Un sujet au conseil de Saint-Basile
Au cours des derniers mois, des citoyens de Saint-Basile-le-Grand sont intervenus à deux reprises en séance du conseil. Entre une demande de parc canin et la sécurité de la route 223, le sujet de pickleball a été évoqué en séance régulière. Des amateurs de ce nouveau sport, mélange entre le tennis, le ping-pong et le badminton, se sont adressés aux élus afin, entre autres, que les heures consacrées soient bonifiées.
« Considérant le nombre de terrains disponibles […], nous estimons que l’offre actuelle est très généreuse. » – Manon Lacourse
Saint-Basile a récemment réagi. Le 1er juin, une résolution en faveur du pickleball a été adoptée. « Ça va faire plaisir à nos joueurs de pickleball! Nous pourrons avoir de beaux terrains sur une dalle de béton », commentait le conseiller municipal du district 5 du Village, Guy Lacroix.
Un contrat pour quatre terrains
Les terrains de pickleball, un sport de plus en plus en vogue, mais pas très dispendieux, seront tracés sur la dalle de béton de la patinoire. Un contrat d’environ 470 000 $ a été octroyé pour des travaux d’aménagement d’une patinoire en béton et de quatre terrains de pickleball au parc du Ruisseau. « La nouvelle patinoire sur dalle qui accueillera quatre terrains de pickleball en période estivale permettra d’offrir plus de plages de jeu disponibles », explique Annabel Rousseau.
On parle de 80 heures d’utilisation, environ. Ces espaces ne seront pas partagés avec un autre sport. « Cela témoigne de la volonté de la Ville d’accompagner l’essor de ce sport et de répondre, de façon progressive et responsable, aux besoins des amateurs de pickleball », ajoute la porte-parole.
Toutefois, le terrain de tennis retournera à son aménagement initial. C’est-à-dire que les quatre terrains de pickleball actuellement disponibles (sur le tennis) selon un horaire partagé, seront éliminés lorsque la dalle de béton sera prête. En attendant, cela représente plus de 30 heures de jeu par semaine accessibles à l’ensemble des citoyens, et 20 heures pour le Club de pickleball de la Vallée-du-Richelieu (CPVR). Sur un total de 610 joueurs inscrits au CPVR, plus de 175 membres viennent de Saint-Basile-le-Grand.
Enfin, des espaces de pickleball ont aussi été aménagés sur le terrain de basketball, mais ce n’est plus le cas.
Plus de 20 terrains à Saint-Bruno
« Saint-Bruno-de-Montarville offre déjà une accessibilité remarquable au pickleball, tant pour le jeu libre que pour la pratique encadrée », répond la porte-parole de Saint-Bruno-de-Montarville, Manon Lacourse.
Dans la municipalité, les citoyens ont la possibilité de jouer à cette discipline sur pas moins de 21 plateaux. Six d’entre eux sont disponibles en extérieur au parc Duquesne. L’accès y est gratuit et sans réservation.
Les plus récents sont situés au polydôme, dans le parc Marie-Victorin. La Ville en propose un maximum de 15, soit 8 terrains extérieurs, 5 terrains couverts sur la surface multisport en béton (selon un horaire), puis 2 autres en extérieur à lignage hybride pour tennis et pickleball. L’une de ces deux surfaces est dédiée au pickleball et au pickleball en fauteuil roulant. Ces plateaux d’activités sont disponibles par réservation, abonnement ou paiement à la séance.
Contactée par le journal à ce sujet, Manon Lacourse rappelle que le Club de pickleball de Saint-Bruno-de-Montarville propose aussi ses activités. L’organisme profite de plages horaires qui lui sont dédiées sur les terrains de la ville.
« Cette offre permet de répondre à différents besoins, estime Mme Lacourse. Qu’il s’agisse d’une pratique récréative occasionnelle, d’un jeu libre entre amis ou d’une participation à des activités structurées. Considérant le nombre de terrains disponibles et la diversité des modes d’accès proposés, nous estimons que l’offre actuelle est très généreuse. »
Elle ajoute qu’à l’instar des autres infrastructures sportives à Saint-Bruno, la Ville demeure « à l’écoute de l’évolution de la demande ».
Plus de 300 membres à Sainte-Julie
L’Association de pickleball de Sainte-Julie est composée de plus de 300 membres. La Ville soutient cet organisme.
« Les amateurs de ce sport ont accès à 10 terrains extérieurs dédiés, soit 6 au parc Edmour-J.-Harvey et 4 au parc Jules-Choquet. Des terrains récréatifs sont aussi accessibles au parc Jules-Choquet dans la section du terrain de basketball », informe la porte-parole de Sainte-Julie, Camille Richard.
Pour réserver l’utilisation de l’un de ces terrains, il suffit de passer par la plateforme Sport-Plus sur le site Internet de la Municipalité. La Ville propose aussi un service de prêt d’équipement gratuit au parc Edmour-J.-Harvey. Dans la station de prêt d’équipement Boxup du parc Jules-Choquet, des balles et des raquettes sont à la disposition des citoyens.
« Durant les saisons froides, l’offre se poursuit à l’intérieur. L’Association de pickleball de Sainte-Julie utilise notamment des plateaux dans les écoles primaires et l’école secondaire du Grand-Coteau. Les citoyens peuvent aussi participer à des périodes de jeu libre au gymnase de l’école secondaire », poursuit Camille Richard.
À Sainte-Julie, il n’y a aucun projet de nouveaux terrains extérieurs dans les plans. Cependant, la Ville voit de bon augure la construction du futur gymnase double. « Cela permettra de bonifier l’offre intérieure pour la pratique du pickleball. La Ville continue de suivre l’évolution de la demande et d’évaluer les besoins de la population en matière d’infrastructures sportives », indique la porte-parole de Sainte-Julie.


