L’effectif infirmier de la Montérégie en hausse
L’effectif infirmier de la Montérégie a enregistré une croissance légèrement supérieure à la moyenne provinciale. Au 31 mars 2016, 8 680 infirmières et infirmiers exerçaient la profession en Montérégie, soit 12,4 % de l’effectif infirmier provincial.
Il s’agit du troisième plus grand effectif régional au Québec. Cet effectif a enregistré une croissance de 1,1 % au cours de la dernière année, comparativement à un taux provincial de 0,8 %. En 2015-2016, la région a embauché près de 400 infirmières et infirmiers de la relève et, parmi ceux qui sont titulaires d’un DEC, la moitié, soit 51 %, poursuivent leurs études de baccalauréat, un taux identique à la moyenne provinciale.
Néanmoins, la région de la Montérégie demeure avec un taux d’infirmières par 1 000 habitants parmi les plus bas au Québec, soit 5,7, alors que la moyenne provinciale est de 8,4. Cette situation s’explique, d’une part, par la forte croissance de la population en Montérégie et, d’autre part, par sa position géographique dans la grande région urbaine de Montréal où sont offerts les services suprarégionaux.
C’est ce que dévoilait l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) le 13 décembre dernier. Le nombre d’infirmières et d’infirmiers inscrits au Tableau de l’OIIQ en 2015-2016 s’élevait à 74 206, soit 584 membres de plus que l’année précédente. Par ailleurs, l’OIIQ a délivré 3 879 permis pour la même période. Depuis les trois dernières années, l’OIIQ délivre annuellement plus de 3 500 permis – des chiffres notamment attribuables au nombre élevé de diplômés des programmes québécois de formation infirmière initiale. Ainsi, la relève comble les départs à la retraite et conduit, cette année encore, à une légère croissance de l’effectif global.
Pour la première fois, la poursuite des études au baccalauréat dépasse 50 %. Conscients des défis qu’ils devront relever dans un avenir proche et tout au long de leur carrière, de plus en plus de titulaires d’un DEC en soins infirmiers poursuivent leurs études au baccalauréat. En effet, 51 % de la relève 2015-2016 titulaire d’un DEC s’est inscrite au baccalauréat en sciences infirmières (cheminement DEC-BAC) au cours de l’année. Il s’agit du taux le plus élevé enregistré à ce jour. Toutefois, malgré cette percée, le Québec continue de prendre du retard par rapport au reste du Canada : l’effectif infirmier du Québec compte 40 % d’infirmières et d’infirmiers bacheliers, contre 54 % à 64 % dans les autres provinces canadiennes.
La profession infirmière se renouvelle
Aussi, pour la première fois depuis plus de 10 ans, l’âge moyen de l’effectif passe sous la barre des 43 ans pour se situer, au 31 mars 2016, à 41,9 ans. Ainsi, le sommet de la pyramide des âges s’est déplacé du côté des plus jeunes et les infirmières et infirmiers âgés de 25 à 34 ans sont désormais plus nombreux que ceux âgés de 45 à 54 ans, soit 17 888 contre 17 439. Néanmoins, on dénombre encore un peu plus de 12 000 infirmières et infirmiers âgés de 55 ans ou plus, soit 17,5 % de l’effectif, qui représentent autant d’éventuels départs à la retraite. L’arrivée de la relève en nombre important est encourageante, car elle assure le renouvellement et même, dans certaines régions, la croissance de l’effectif infirmier.
Proportion de l’effectif infirmier masculin
En 2015-2016, la profession compte 10,9 % d’hommes. Si l’on considère uniquement la relève, cette proportion s’élève à 12,9 %. La présence des hommes dans l’effectif du Québec est largement supérieure à ce qu’on trouve dans les autres provinces canadiennes, où les infirmiers ne représentent que 8 % ou moins des effectifs.
À propos de l’OIIQ
L’OIIQ est le plus grand ordre professionnel dans le domaine de la santé au Québec. Il est régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. L’OIIQ est également guidé par ses valeurs de gouvernance que sont la confiance, la bienveillance, le respect et l’équité. Au 31 mars 2016, il comptait quelque 74 000 membres et quelque 15 000 étudiants immatriculés. Sa mission est d’assurer la protection du public par et avec les infirmières et infirmiers, tout en veillant à l’amélioration de la santé des Québécois. L’OIIQ a également pour mandat de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières et des infirmiers. (FR)


