Le tourisme comme vecteur économique
Saint-Bruno, Sainte-Julie, Saint-Basile
L’industrie touristique est le troisième vecteur économique au Québec selon tourisme Montérégie. La future station thermale à Saint-Bruno en est un exemple.
« Les villes qui ont un potentiel de développement touristique urbain ou rural ont tout intérêt à le développer », explique Josée Julien, directrice générale de Tourisme Montérégie. Saint-Bruno est plutôt bien équipée avec la plus grande station-école de ski au Québec, le parc national du Mont Saint-Bruno, un centre-ville de caractère, un centre d’intérêt agrotouristique avec un vignoble et une proximité avec Montréal. « En plus, il y a un nouveau projet de station thermale qui arrive, ajoute Mme Julien. Il faut avoir une offre diversifiée, avec des produits porteurs, emblématiques. Cette station thermale va attirer la clientèle, car ça va être unique au Québec, et un projet unique peut avoir beaucoup de succès en Montérégie. On est l’une des régions les plus populeuses. »
« Ce sera une station thermale plus proche de ce qu’on voit en Europe, basée sur son environnement, pour recréer une situation de bien-être. On pourra y retrouver bassins d’eau, sauna, bain de vapeur, massages, cours de yoga, restaurant santé et gastronomique, quelques boutiques de produits santé. Il y aura sur le site plusieurs thématiques qui pourront nous faire vivre différentes expériences thermales. Ce sera vraiment une station thermale orientée vers le bien-être », présente Patrick Rake, président et fondateur de Skyspa, qui est aussi le fondateur de Skyspa au Quartier DIX30, du Skyspa Québec et du Spa Nordic Station Magog. Un projet très bien accueilli par la municipalité.
L’investissement programmé sera de 15 à 30 millions de dollars; à terme, le projet emploierait près de 600 personnes. Toujours à terme, le spa pourra accueillir en même temps 1000 personnes; le nouveau site s’étendrait sur 600 000 pieds carrés. Le projet pharaonique pourrait commencer à être construit dès mars 2017 pour accueillir ses premiers visiteurs une année plus tard.
« Les villes qui ont un potentiel de développement touristique urbain ou rural ont tout intérêt à le développer. » – Josée Julien
Tourisme d’affaires à Sainte-Julie
« À Sainte-Julie, il y a l’Électrium, le seul et unique musée de l’électricité au Québec. Il y a un SPA, des petits gîtes, mais c’est un secteur beaucoup plus urbain que Saint-Bruno. Le potentiel touristique est différent. Sur le plan du tourisme d’affaires, nous sommes la 4e région en termes d’importance : la Rive-Sud a un beau potentiel et Sainte-Julie aussi », avance Mme Julien.
L’attraction touristique de Saint-Basile-le-Grand semble plus difficile. « Pour Saint-Basile, le territoire est un peu plus agricole, il y a possiblement un potentiel de développement touristique, mais pour le moment, il n’y a pas une structuration de l’offre qui s’est mise en place », précise Mme Julien. Elle ajoute cependant qu’il y a des choix municipaux qui font en sorte que des Villes sont parfois obligées de favoriser certains aspects de leur municipalité au détriment d’autres.
« On va présenter un plan de développement stratégique aux Villes partenaires qui ont le goût de développer l’industrie touristique à son plein potentiel, un plan qu’on déposera le 14 juin et qui identifiera des créneaux sur lesquels il faut tabler et que certaines municipalités ont le potentiel de développer. Les Villes sont conscientes de l’importance touristique dans leur municipalité, mais pas à 100 %. On est là pour y remédier », de conclure Mme Julien.
