Le député Roberge déplore la fermeture de Québec
Pénurie de médecins de famille à Saint-Basile-le-Grand
Le député de Chambly, Jean-François Roberge, est revenu bredouille de la réunion de travail dédiée à la pénurie de médecins de famille à Saint-Basile-le-Grand tenue à Québec le 10 mai.
« Je suis profondément déçu de l’attitude des libéraux, qui ont tout simplement refusé de se pencher sur la pénurie de médecins de famille insupportable que vit la population de Saint-Basile-le-Grand », lance le député de la Coalition avenir Québec (CAQ). Rappelons que le 5 avril, le député Roberge a déposé à l’Assemblée nationale une pétition de près de 1 500 signatures réclamant au gouvernement du Québec que les citoyens de Saint-Basile-le-Grand puissent bénéficier de la prise en charge par des médecins de famille. C’est à la suite du dépôt de cette pétition qu’une réunion de travail avait été convoquée afin de se pencher sur le sujet.
En compagnie du député caquiste de Lévis porte-parole en matière de Santé, François Paradis, Jean-François Roberge a exposé la situation qui prévaut actuellement à Saint-Basile-le-Grand. « La situation est critique. Des milliers de citoyens à Saint-Basile se retrouvent aujourd’hui, ou se retrouveront sous peu, sans médecin de famille» a-t-il rappelé. François Paradis a pour sa part pointé du doigt le mode de rémunération des médecins, qui, selon lui, désavantage systématiquement les municipalités intermédiaires, qui ne sont ni en région ni près d’un hôpital.
« C’est inadmissible de balayer cet enjeu avec autant de légèreté. » – Jean-François Roberge.
« Les membres du Parti libéral du Québec présents à la séance de travail se sont révélés fermés comme des huîtres, refusant systématiquement d’aborder sérieusement le dossier », soutient M. Roberge. Il avoue avoir été surpris de l’attitude des libéraux. « Depuis deux ans, je siège à divers comités avec le parti au pouvoir et nous réussissons à faire avancer des dossiers. Pour ce qui est de la pénurie de médecins à Saint-Basile, j’avoue n’avoir jamais vu autant de partisanerie. »
Le député poursuit en indiquant que pour plusieurs Grandbasilois vulnérables, c’est un véritable drame. « Cela rend leur situation encore plus précaire. C’est inadmissible de balayer cet enjeu avec autant de légèreté. »
Jean-François Roberge dit ne pas baisser les bras pour autant et qu’il va retourner cogner à la porte du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. « C’est un dossier beaucoup trop important pour se décourager. Si on abandonne maintenant, pour obtenir les soins auxquels ils ont droit, les citoyens de la municipalité devront se rendre à Saint-Hyacinthe, ce qui représente un parcours de plus de 45 minutes. Pour la clientèle vulnérable, ça représente un obstacle insurmontable qui compromet leur accès aux soins de santé. En tant que député, je ne peux me résoudre à accepter ça. »


