Le communautaire à boutte! : une première action à Saint-Bruno
Le mouvement Le communautaire à boutte! est en marche depuis le 23 mars. Le mercredi 25 mars, à Saint-Bruno-de-Montarville, une première action, Soupe à boutte!, réunissait plus d’une centaine de personnes sur le parvis de l’église.
« Je suis ici en tant que citoyenne pour montrer mon soutien à leurs actions. Ils font beaucoup pour la communauté et la population. C’est bien de penser aux autres, mais il faut aussi penser à eux. En participant aujourd’hui, c’est une façon de souligner que leurs activités sont essentielles et importantes », mentionne au journal Rachel Garret.
Le communautaire à boutte! est le nom du mouvement national de grève impliquant des revendications du milieu communautaire qui se déroule du 23 mars au 2 avril. L’initiative déplore le manque d’investissement du gouvernement du Québec, un enjeu que des organismes locaux dénoncent aussi.
Organismes locaux
Le 25 mars, des organismes communautaires locaux – le Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs, Les Amis-Soleil, la Maison des jeunes de Saint-Bruno et la Maison de la Famille de Saint-Bruno (CAME) – se mobilisaient une première fois dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte!.
L’activité se déroulait de 16 h à 19 h devant le parvis de l’église. Une belle occasion de partager un repas communautaire avec les citoyens qui se présentaient sur place. Selon nos estimations, plus d’une centaine de personnes ont foulé le terrain de l’église pour l’occasion. « Nous venons soutenir nos organismes, c’est une façon d’être solidaires. Le financement par projet, ça n’a pas de bon sens! » exprime Isabelle Bérubé. Elle a déjà été conseillère municipale à Saint-Bruno.
Un autre ancien élu, Vincent Fortier, a rejoint des représentants des organismes communautaires qui scandaient des slogans le long de la rue Montarville. Les automobilistes klaxonnaient pour montrer leur soutien à la cause. « Le gouvernement en place doit arrêter de jouer au yoyo social. Les gens du milieu communautaire font des miracles au sein de notre filet social. Nous sommes solidaires avec eux », dit Vincent Fortier.
Le journal a aussi croisé un père de famille entouré de ses enfants. « J’ai vu qu’il y avait un événement lorsque je suis allé chercher les enfants à la garderie. Il y avait une ambiance festive, alors nous encourageons les organismes. »
Tout au long de l’activité, bols de soupe, chocolat chaud et plats de poutine étaient distribués gratuitement. Pendant que certains s’époumonaient près de la rue Montarville avec des pancartes à la main, d’autres se réchauffaient avec une portion de soupe et discutaient de la situation dénoncée. « Je ne m’attendais pas à voir autant de gens. C’est bien », confie la responsable de concertation – Table de solidarité de Saint-Bruno, Khadija El Bouhali. Elle poursuit. « Nous ne quêtons pas! C’est une job importante, dit-elle avant d’ajouter des propos plus pessimistes. Nous sommes en train de perdre. Il y a une hausse de fermeture chez les organismes. C’est grave. »
Pour Michael O’Dowd, c’est important pour les organismes d’être vus et entendus. « Je suis ici pour soutenir le communautaire. Plusieurs organismes sont en manque de financement. Ces gens-là travaillent fort, mais ils ne sont pas assez payés. »
Autres actions
Il s’agissait d’une première de plusieurs actions que veulent prendre les organismes communautaires de Saint-Bruno. Notons l’activité de piquetage devant le bureau de la députée de Montarville, Nathalie Roy, du côté de Boucherville le lundi 30 mars. Le mardi 31, le centre communautaire est le point de rencontre d’une grande marche de mobilisation, prévue à 10 h. Le jeudi 2 avril, les organismes participeront au rassemblement national planifié à l’Assemblée nationale, à Québec. Départ de la Place Longueuil à 7 h avec une délégation officielle issue de Saint-Bruno. « J’espère que ce mouvement de grève apportera un réveil du côté de Québec pour le financement communautaire », lance la directrice générale de la Maison de la Famille de Saint-Bruno (CAME), Aline Desfossés.
