Le comité de concertation retient l’attention
Conseil municipal de Saint-Bruno
La création du comité de concertation sur la protection des milieux humides et la mise en valeur de certains terrains situés au sud de la route 116 a retenu l’attention de Montarvillois, qui ont fait part de leurs inquiétudes lors de la dernière séance du conseil municipal. Des interrogations sur le processus de consultation et la rémunération du comité ont entre autres été soulevées.
Lors de la période de questions, un citoyen a demandé si les procès-verbaux des réunions du comité seraient rendus publics. La réponse : non, parce qu’il y a entente de confidentialité. Vincent Moreau, directeur général du Conseil régional en environnement pour la Montérégie (CREM), organisme responsable de coordonner le processus, précise que cette entente permet de conserver certaines informations confidentielles. « Cette entente a été signée afin que les gens soient à l’aise de donner leurs opinions sans qu’ils se sentent constamment jugés ou sous surveillance. Cela évite aussi les fuites et permet à tous d’être assis confortablement autour de la table. »
Est-ce que le comité consultera l’ensemble des Montarvillois dans le processus? Selon M. Moreau, il n’y aura pas de consultation publique, puisque « le comité est en fait une table de concertation qui arrivera à un consensus pour déterminer un périmètre de protection ou de conservation du milieu ». Seuls les propriétaires, la Ville et les citoyens limitrophes à la zone seront consultés.
La rémunération
La question de la rémunération des membres du comité a bien entendu été posée au conseil municipal, la semaine dernière. Le maire, Claude Benjamin, a annoncé que le montant alloué pour le CREM était de l’ordre de 8 950 $. Le CREM étant un organisme à but non lucratif, ses représentants ne touchent aucun salaire. Le montant est en fait destiné aux travaux, à la préparation de ceux-ci et aux dépenses qui s’y rattachent, dont notamment la location d’une salle pour les réunions, les rencontres de préparation et l’analyse des dossiers transmis par les biologistes.
Les autres membres sont bénévoles, excepté la conseillère Thérèse Hudon, Jean Larose, directeur du Développement urbain, Denis Laplante, son adjoint, et Lynda Charest, chef de division Environnement, qui siègent à titre de représentants de la Ville et sont rémunérés selon leur salaire habituel. Steve Therrien, pour sa part, a été engagé par les propriétaires : ces derniers veulent être assistés dans la compréhension des détails techniques et des caractérisations qu’ils ne seraient pas en mesure de comprendre.
Le calendrier des rencontres du comité n’est toujours pas établi. Vincent Moreau réitère son intérêt à ce qu’elles débutent dès que possible, en avril. « On ne voudrait pas laisser les gens dans l’ignorance; ils sont en attente et certains depuis plusieurs années. On veut conserver leur intérêt envers l’exercice. »


