Le Collège Air Richelieu au cœur de l’actualité

Inauguration d’un simulateur de vol

L’école de pilotage Collège Air Richelieu acquiert un simulateur de vol unique au Québec. Pour l’occasion, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, et la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, sont venus inaugurer l’installation vendredi dernier. La mairesse a profité de l’occasion pour indiquer, plus que jamais, sa volonté de municipaliser l’aéroport.   

Le nouveau simulateur de vol, acquis par le Collège Air Richelieu, va permettre le maintien de 50 emplois dans la région et la création d’une dizaine de nouveaux emplois d’ici deux ans.

L’investissement a été d’un million de dollars et sur l’avis du commandant de bord Robert Piché, invité pour l’occasion, « ce simulateur de vol Alsim-ALX est d’un très grand réalisme. Je connais très bien l’aéroport de Vancouver. J’y ai atterri avec le simulateur, c’était comme si j’y étais », indique-t-il.

Fabriqué en France, assemblé au Québec, l’appareil permet de recréer les organes de bord d’appareils tels que le Boeing 737 et l’Airbus A-320. Il peut simuler tous les types d’approches aux instruments pour l’ensemble des aéroports d’Europe et d’Amérique du Nord, et ce, dans n’importe quelles conditions météorologiques. Le Collège Air Richelieu devient la première école de pilotage au Québec à se doter d’un tel simulateur

« Avec l’acquisition de cet appareil à la fine pointe de la technologie, nous sommes en mesure de rendre le contexte d’apprentissage plus réel que jamais pour les futurs pilotes. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour nos étudiants, qui bénéficieront d’une des formations les plus élaborées au Canada en pilotage d’aéronefs », a souligné Thierry Dugrippe, directeur des opérations d’Air Richelieu.

Municipalisation

L’école de pilotage ne s’attendait pas à voir autant de journalistes à la conférence de presse qu’elle organisait autour de l’inauguration de son simulateur. Invités de longue date, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, et la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, ont dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et se réjouir ensemble d’un outil qui créera des emplois dans la région. Tous deux n’ont cependant pas caché leurs différends sur les problèmes politiques qui les divisent.

« Les bonnes nouvelles se font rares, celle-ci arrive à point nommé. L’aéroport de Saint-Hubert est une infrastructure majeure et centrale au développement économique de Longueuil. Avec cet investissement, Air Richelieu permet non seulement la création d’emplois de qualité, mais l’entreprise contribue à faire de Longueuil une plaque tournante de l’industrie aéronautique au Québec et dans le monde », a déclaré la mairesse de Longueuil.

« On sera rodé pour les zones de turbulences avec ce simulateur, car nous en traversons une en ce moment, mais cela se termine toujours avec un atterrissage en douceur. Je salue le leadership du Collège Air Richelieu et sa contribution au dynamisme économique de la Montérégie. Son souci d’excellence est garant de sa réussite, dont nous sommes tous très fiers », a ajouté pour sa part le ministre Moreau.

L’une des turbulences que devront traverser les deux politiques concerne la municipalisation de l’aéroport de Saint-Hubert. « Quand les litiges juridiques entourant l’aéroport seront terminés, nous nous pencherons sur la question de la municipalisation », de préciser le ministre, sans dire s’il était favorable ou non aux volontés de la mairesse de Longueuil.

«Nous avons réussi à régler quatre des cinq conflits juridiques entourant l’aéroport hors cour. Le cinquième litige est un recours collectif de citoyens. Je ne peux pas dire où nous en sommes, mais les discussions pour trouver une solution sont en cours », a indiqué Mme St-Hilaire. La mairesse souhaite une municipalisation pour favoriser le développement de l’aéroport afin de favoriser l’emploi et les investissements. « Il y aura des frais à court terme à Longueuil, mais les résultats se feront ressentir à long terme », conclut-elle.