Le beau projet de l’école de la Mosaïque
Plus de 500 cartes de Noël aux aînés
Les élèves de l’école de la Mosaïque, à Saint-Basile-le-Grand, soulignent la période des Fêtes en grand. Ce sont plus de 500 cartes de Noël qui ont été distribuées la semaine dernière dans des résidences pour aînés de la région.
Les œuvres des enfants ont été acheminées au Centre d’hébergement et soins de longue durée Montarville, à Saint-Bruno, à la maison de retraite Villas d’aujourd’hui et à La Maison Dauphinelle, à Saint-Basile-le-Grand, au Centre d’hébergement Marguerite-Adam, à Beloeil, de même qu’à la résidence Bleu et Or, à Richelieu.
À ces destinataires s’ajoutent aussi quelques personnes âgées de Saint-Basile-le-Grand qui vivent seules. « Ils recevront aussi une carte de Noël », confirme la présidente de l’organisme de participation des parents (OPP) de l’école de la Mosaïque, Lucie Blais.
« J’espère que la tradition va rester. Les écrits pour nos aînés, c’est la nostalgie d’antan. Ça n’a pas la même résonance qu’un message texte, ni la même émotion, et ce, même s’il y a un émoji à la fin. » – Marie-France Marchand
Elle précise le projet qui s’est mis en branle la semaine dernière : « Avec l’année particulière que nous connaissons tous, je me suis demandé ce que nous pourrions faire avec nos élèves pour faire une différence et pour mettre de la sérénité dans ces journées parfois remplies d’inquiétude et de solitude. »
D’où l’idée d’offrir des cartes de Noël à des aînés de la région. Rappelons que les personnes âgées ne l’ont pas eu facile au cours des derniers mois en raison des restrictions sanitaires exigées par la santé publique. Plusieurs aînés ont été contraints de rester à l’intérieur de leur résidence pendant des semaines. « Pour eux, le pire de la COVID, c’est de ne pas prendre leurs petits-enfants dans leurs bras, nous dit la responsable du service à la clientèle des Villas d’aujourd’hui, Marie-France Marchand. Ils n’ont pas peur de mourir. Ça ne les dérange pas de ne pas sortir magasiner. Non, le pire, c’est de ne pas avoir de contact avec leurs enfants et leurs petits-enfants. C’est un supplice total. »
Paroles d’écoliers
Les cartes ont été créées par tous les écoliers de la Mosaïque, de la maternelle à la 6e année. « Je pense que c’est un beau geste pour les personnes âgées, car elles ne pourront voir personne, comme ma grand-mère. Le fait de leur envoyer nos cartes, ces personnes savent que des gens pensent à elles; ça peut vraiment leur faire plaisir. Je veux rendre une personne heureuse et lui mettre un sourire aux lèvres », raconte Maélie Beaulac, une élève de 6e année.
Puis, Juliette Desbiens, aussi de la 6e année, s’est exprimée : « Nous avons fait les cartes de Noël pour les personnes âgées car durant ces temps plus difficiles, ces personnes sont souvent seules. En plus, cette année, elles ne pourront pas profiter de leur famille à cause de cette pandémie. C’est pour leur remonter le moral qu’un parent bénévole de l’école a eu cette idée. »
« Offrir du réconfort et du bonheur à ces personnes qui se doivent de rester isolées, ces personnes qui ont été la cible de cette pandémie, ces personnes qui vivent parfois dans la tristesse et la peur d’être oubliées, résume Lucie Blais à propos du projet. Nous espérons que [cette initiative] servira à offrir la gratitude, le soutien et la reconnaissance que nos aînés méritent. Nous tenons aussi à faire ce projet pour nos aînés de la région. »
De son côté, Marie-France Marchand souhaite qu’un geste comme celui-là se poursuive au-delà de la pandémie. « J’espère que la tradition va rester. Les écrits pour nos aînés, c’est la nostalgie d’antan. Ça n’a pas la même résonance qu’un message texte, ni la même émotion, et ce, même s’il y a un émoji à la fin. Quand on sait que des enfants ont pris le temps de concevoir ces cartes, qu’ils ont eu un temps de réflexion avant d’écrire, ça fait verser des larmes. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous reçu l’une de ces cartes?


