La Ville ouverte aux alternatives

Fermeture de la rampe de mise à l’eau à Saint-Basile-le-Grand

Une centaine de citoyens s’étaient rassemblés au Centre civique Bernard-Gagnon lors de la dernière séance publique, le 5 novembre dernier, afin de s’opposer à la fermeture prévue de la rampe de mise à l’eau publique du chemin du Richelieu. La Ville, qui devait entériner sa fermeture, en a retiré la résolution de l’ordre du jour; elle penche maintenant vers les alternatives. La fermeture de la rampe qui donne accès à la rivière Richelieu a donc été reportée ultérieurement par le conseil municipal.

La Ville a également reçu plusieurs lettres et de courriels provenant de résidants qui s’opposaient à la controversée fermeture. « Nous sommes impressionnés de toutes les suggestions reçues au cours de la dernière semaine. Nous avons pris en note vos points de vue et commentaires. Les membres du conseil municipal vont se consulter avant qu’une décision soit prise, probablement au début de l’hiver lors d’une assemblée publique », a annoncé le maire de Saint-Basile-le-Grand, Bernard Gagnon.

Afin de diminuer l’achalandage, certaines personnes ont proposé l’instauration d’une tarification pour les utilisateurs résidants et une autre pour les plaisanciers non résidants. « On a à cœur la sécurité de nos citoyens, et la fermeture de la rampe de mise à l’eau est au départ une question de sécurité. Elle est située à une intersection en T, près d’une piste cyclable et du parc Prudent-Robert. Le stationnement est illégal et pourtant, certains se stationnent en double. Nous devons maintenant saisir ces situations problématiques pour en trouver des solutions. Nous allons réfléchir au cours des prochains mois », d’ajouter le premier magistrat. Ce à quoi les opposants ont répondu : « Merci de votre ouverture à ne pas fermer la rampe. »     

Bien que la plupart des citoyens sur place lors de la séance s’opposaient à la fermeture de la rampe de mise à l’eau, il y en avait par contre quelques courageux pour se présenter au micro et clamer leur accord. « Les vagues causées par les bateaux de vitesse sur le Richelieu viennent gruger les rives et les terrains. Alors, pour des priorités écologiques, oui, la fermeture de la rampe serait la bienvenue. De plus, la fin de semaine, mon garçon ne peut pas faire de kayak en raison de ces mêmes embarcations », a expliqué une résidante.   

Rappelons que le manque d’espace de stationnement était au cœur de la décision de la Ville de fermer l’une des deux dernières rampes de mise à l’eau publiques de la région, l’autre étant située à McMasterville. La problématique concerne le stationnement des véhicules une fois les bateaux mis à l’eau. Le mois dernier, le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, Jean-Marie Beaupré, s’expliquait sur ce point au Vallée-du-Richelieu Express.ca : « Nous sommes dans une zone agricole et la Ville bénéficie d’un droit acquis sur l’espace graveleux du terrain pour le stationnement. Nous ne pouvons toutefois pas agrandir l’espace. »