La SÉPAQ copie les balises de Longueuil

À la suite de l’agression de la joggeuse sur la montagne, le parc national du Mont-Saint-Bruno installera des balises dans ses sentiers pour faciliter l’intervention des premiers secours.

L’agression au parc national du Mont-Saint-Bruno avait entraîné, au début du mois de septembre, une chasse à l’homme ayant abouti à l’arrestation du principal suspect. Cependant, après l’agression, les policiers ont eu du mal à retrouver la victime au milieu d’un parc sans repères.

Pour éviter que cela ne se reproduise, la SÉPAQ installera dans ce parc des balises sur les sentiers, qui permettront de facilement localiser l’endroit pour toutes les personnes qui devront y intervenir. En composant le 911, la personne en détresse n’aura plus qu’à donner le numéro de la balise, pour que les premiers répondants sachent exactement où elle se trouve.

« Ce seront des poteaux avec des numéros qui permettront de géolocaliser l’endroit. Chaque balise sera reliée à l’entrée la plus proche du parc. Elles agiront comme un numéro « civique » dans une rue et permettront une localisation plus précise sur le territoire », explique Daniel Groleau, directeur des parcs de Saint-Bruno et de Boucherville.

Le système devrait être opérationnel dès cette année. « Après l’agression, la police nous avait présenté ces balises qui sont déjà en place dans le parc Michel-Chartrand à Longueuil », relate le directeur.

L’exemple de Longueuil

Caroline Saint-Hilaire, mairesse de Longueuil, avait également suggéré, après l’agression de la joggeuse au parc du mont Saint-Bruno, de suivre l’exemple déjà mis en place dans sa ville.

« La mairesse est très impliquée dans la sécurité des femmes, c’est pour cela qu’elle a instauré des balises au parc Michel-Chartrant pour faciliter l’accès à nos services », indique Denis Desroches, directeur du Service de police de l’agglomération de Longueuil.

À Longueuil, ce sont 176 poteaux qui ont été installés tous les 100 mètres.

« On a reçu une invitation au parc Michel-Chartrand pour voir comment le système fonctionnera. Nous sommes pour l’instant dans la cueillette d’informations pour mettre le système en place », soutient M. Groleau.

Il faut dire que la population qui fréquente le parc a été traumatisée par l’agression, la première dans ce parc.

« Ce seront des poteaux avec des numéros qui permettront de géolocaliser l’endroit. Chaque balise sera reliée à l’entrée la plus proche du parc. Elles agiront comme un numéro « civique » dans une rue et permettront une localisation plus précise sur le territoire. » – Daniel Groleau

Craintes après l’agression

Martin Murray, maire de Saint-Bruno, est favorable à tout ce qui permettra de garantir plus de sécurité sur son territoire. « J’ai eu beaucoup de témoignages de femmes qui prennent au sérieux les recommandations de la police et ne vont plus seules au parc. Cette agression a marqué les esprits », affirme-t-il.

Avec les balises, des cartes seront faites et distribuées aux premiers intervenants. Elles désigneront les emplacements des balises et les sentiers carrossables ou non pour y accéder.

Le directeur du parc n’a pas encore estimé les coûts de ces installations.

Question aux lecteurs : Est-ce que l’installation de balises dans le parc national du Mont-Saint-Bruno vous rassure à la suite de l’agression du 2 septembre?