La sécurité sera privilégiée

Rue des Fauvettes à Saint-Basile-le-Grand

Le dossier de la rue des Fauvettes a continué de faire jaser lors de la Parole aux Grandbasilois de la séance du conseil du 6 juin, plusieurs citoyens de cette artère s’opposant à l’éventuelle interdiction de stationnement.
Rappelons d’abord qu’à la suite de l’avis de motion déposé à la séance ordinaire du 2 mai, un résidant de la rue des Fauvettes, Robert Lapierre, a mis sur pied une pétition demandant à la Ville de retirer cet avis de motion et de maintenir le stationnement tel qu’il est présentement. La pétition qu’il a fait circuler a récolté 47 signatures après qu’il a visité les 38 maisons que concerne le règlement, entre la rue des Pigeons et la rue des Cygnes.
M. Lapierre ainsi que plusieurs autres citoyens de la rue des Fauvettes s’opposent à cette interdiction de stationnement pour plusieurs raisons, mais notamment parce que le « stationnement aux heures du circuit d’autobus 24 est occupé au minimum », « selon les observations faites, cela ne cause aucun problème de circulation et de sécurité en fonction de l’horaire », et que « les propriétaires des maisons concernées de la rue des Fauvettes n’ont pas été consultés à ce sujet ».
La Ville de Saint-Basile-le-Grand souhaite modifier un règlement relatif à la circulation et la sécurité publique afin d’interdire le stationnement sur une partie de la rue des Fauvettes. L’interdiction de stationnement serait située entre la rue des Pigeons et la rue des Cygnes, en alternance matin et soir sur un côté. « C’est un exercice fait dans le cadre de la révision du circuit d’autobus 24 qui avait des problèmes de respect de l’horaire, notamment parce qu’il éprouvait de la difficulté à circuler sur cette rue, compte tenu des automobiles stationnées », expliquait le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, Jean-Marie Beaupré, dans une précédente entrevue.

« Nous allons garder l’esprit ouvert par rapport à cette situation. L’important est de clarifier l’aspect de la sécurité. La voie n’est pas assez large… est-ce que cela signifie de devoir adopter, éventuellement, un nouveau trajet qui pourrait exclure la rue des Fauvettes? Nous en sommes au stade de la réflexion. » – Bernard Gagnon

Robert Lapierre, de son côté, s’explique mal que les membres du comité consultatif de circulation, auquel il siège, n’aient pas pris la peine de discuter du sujet lors de leur dernière rencontre, le 9 mai. « J’aimerais savoir pourquoi nous n’avons pas eu la chance de nous exprimer là-dessus. » Le maire Bernard Gagnon a répondu que le dossier de la rue des Fauvettes serait sujet de discussion lors de la prochaine rencontre du comité consultatif de circulation. À la mi-juin, le rapport sera déposé au conseil municipal. « Le comité va se pencher sur le problème, en discuter et ensuite en faire une recommandation au conseil. »
Les résidants au micro

Un autre résidant de la rue des Fauvettes a illustré l’incongruité de l’interdiction de stationnement d’une autre façon, soit en mentionnant un problème de déneigement. « L’hiver, la neige sur le bord de la rue n’est pas ramassée. Les bordées de neige la rétrécissent davantage, elle qui n’est pas très large au départ. » La rue des Fauvettes a une largeur de 30 pi, sans trottoir.
Pour un troisième propriétaire de la rue des Fauvettes, l’aspect sécurité est important, mais ce n’est pas l’unique problème. « Il y a aussi l’élément vitesse sur lequel il faut réfléchir. Ça fait déjà un an que nous nous plaignons à ce sujet. Les autobus roulent vite! Nous ne comprenons pas que le trajet passe par notre tronçon! C’est étroit et nous n’avons pas de trottoir. Sur l’autre rue [avenue des Hirondelles], il y a une piste cyclable et un trottoir. »
Pour Véronique, une autre citoyenne de la rue des Fauvettes, il y a un « enjeu réel de sécurité », mais elle abonde dans le même sens que son prédécesseur : « La vitesse de ces autobus est assez impressionnante. Il faut être là pour le voir. Mais à la base, c’est la sécurité qui prime. L’option idéale reste, à mon avis, l’avenue des Hirondelles. »
Enfin, un dernier représentant de la rue des Fauvettes a apporté un élément nouveau : « Avez-vous vu l’état de la rue depuis un an et demi? Il y a des vallons qu’il n’y avait pas auparavant. La rue sera rapidement endommagée. Lorsqu’il sera temps de sa réfection, est-ce nous qui devrons payer? »
En réflexion

« Nous allons garder l’esprit ouvert par rapport à cette situation. L’important est de clarifier l’aspect de la sécurité. La voie n’est pas assez large… est-ce que cela signifie de devoir adopter, éventuellement, un nouveau trajet qui pourrait exclure la rue des Fauvettes? Nous en sommes au stade de la réflexion. Tous les éléments pertinents que vous avez apportés ce soir seront regardés au cours des prochaines semaines. »
« Je suis contente de voir votre ouverture face à ce dossier », a mentionné au maire l’une des intervenantes. Par ailleurs, M. Gagnon a glissé durant la discussion que Robert Lapierre, en tant que membre du comité consultatif de circulation, se trouvait probablement en conflit d’intérêts. Ce à quoi M. Lapierre, un habitué des séances du conseil municipal, a rétorqué : « Je n’ai pas entamé une pétition en tant que membre du comité, mais en tant que simple citoyen de la rue des Fauvettes. »
Un dossier à suivre.