La décontamination se poursuit

Manoir Saint-Bruno

Les travaux de décontamination qui se déroulent actuellement sur le terrain du Manoir Saint-Bruno se poursuivront encore quelques semaines.

C’est ce que l’entreprise de gestion immobilière Alfid, qui gère la résidence Manoir Saint-Bruno, a confirmé au journal Les Versants. « Les travaux doivent durer entre [2 et 6] semaines, en excluant les travaux de terrassement », répond le directeur commercial et marketing d’Alfid, Joel Chareyron.

Ces travaux se déroulent à deux endroits distincts. Sur la rue Montarville, juste devant l’entrée du Familiprix. L’autre lieu de décontamination est situé à proximité de l’entrée du chemin De La Rabastalière, près de la Chocolaterie Heyez. Les deux commerces sont ouverts pendant la procédure.

La suite, après la décontamination, ne s’amorcera probablement qu’au début du printemps. « Les travaux de terrassement pour réparer le terrain abîmé auront lieu après le dégel, ceux-ci étant conditionnés aux [aléas de dame Nature] », soutient Joel Chareyron.

Pour procéder à cette décontamination, Alfid doit débourser une somme évaluée entre 800 000 et 1 000 000 $.

Cette décontamination est nécessaire en raison d’une migration de sols contaminés. Cette migration est venue aux oreilles des gens d’Alfid dans le cadre d’un « processus d’avis d’intérêt d’un potentiel acquéreur de la résidence ». Or, lorsqu’on demande plus de précision sur le sujet, M. Chareyron affirme que « cette information n’est pas publique ».

« Les travaux doivent durer entre [2 et 6] semaines. » – Joel Chareyron

Quant à la migration de la contamination, Alfid suppose, « sans avoir une complète certitude », qu’elle provient de l’ancienne station-service Sonic, au coin de Montarville et De La Rabastalière. Aujourd’hui, ce terrain est vacant et appartient à la Ville de Saint-Bruno.

Des garages sur les lieux dans le passé

Or, le journal a appris récemment qu’à l’époque, un garage Leroux avait pignon sur rue à l’endroit où, actuellement, se trouve la chocolaterie Heyez. Un concessionnaire Niquet a ensuite occupé les lieux, confirme le directeur de la Société d’histoire de Montarville, Bernard Guilbert. C’était entre les années 70 et 90. Mais ce n’est pas tout… « Au coin de la rue, à la place de McDonald’s, il y avait aussi une station-service », de poursuivre M. Guilbert.

Il faut se rappeler que la rue Montarville n’était pas en droite ligne à cette intersection. Ce « croche » a été corrigé, rappelle-t-il.

En fouillant dans les photos d’archives de la Société, M. Guilbert a retracé des photos d’époque. « Nous avons trouvé dans nos archives trois photos qui nous montrent assez bien ce qui occupait le coin sud-est de Montarville et De La Rabastalière. Les deux premières datent de 1966. On y voit la station-service BP et le concessionnaire Leroux (Rambler) derrière. Celui-ci avait des pompes à essence de la bannière BA. Quant à la troisième photo, elle est de 1977. On y voit le garage Leroux et le restaurant Kentucky, vers la droite. »

Cette décontamination de produits pétroliers s’est amorcée au début du mois de janvier, au retour du congé des Fêtes. Cependant, des travaux de préparation du site avaient aussi été effectués vers la mi-décembre. Ceux-ci consistaient à creuser 20 pi sous terre pour planter des pieux en guise de murs de soutènement. C’est ce qui est recommandé dans le cas de décontamination des sols près des fondations.

QUESTION AUX LECTEURS :

Êtes-vous inquiets par ces travaux de décontamination?