La collaboration, la force des municipalités pour les années à venir

Avec le lancement du Livre blanc municipal en 2012 qui est devenu une référence pour le gouvernement du Québec, les municipalités québécoises connaîtront de profonds changements au cours des prochaines années. Celles-ci font actuellement faces à des défis importants et pour la présidente de l’union des municipalités (UMQ) et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, c’est en travaillant main dans la main que les villes atteindront avec succès les objectifs de cette réforme.

«On ne peut plus continuer à développer nos villes en conservant un esprit de clocher. En agissant ainsi, on se tire dans le pied. C’est en se regroupant, tout en conservant notre identité locale,  que nous réussiront à développer des milieux de vie qui ont comme principales préoccupations, les citoyens et les familles», indique Mme Roy. En exemple, elle cite le projet du futur Centre de soccer intérieur qui sera situé à Sainte-Julie mais qui sera aménagé et financé en collaboration les municipalités voisines de  Varennes et Saint-Amable. «En travaillant ainsi, nous développons des infrastructures qui répondent aux besoins des contribuables et qui sont rentabilisées à 100 %.»

La présidente de l’UMQ soutient que le livre blanc permet également de définir clairement le rôle des municipalités et leurs compétences et tend vers un véritable palier de gouvernement. Deux propositions maîtresses ont été soumises par l’UMQ pour entamer ces changements et le gouvernement travaille actuellement à un projet de loi en ce sens. La première est une Charte des municipalités du Québec qui favorisera le renforcement de la démocratie locale. Ainsi, plusieurs dossiers relevant de ministères tels que celui de l’Environnement, des Affaires municipales ou de l’Éducation, pourront être gérés par les instances municipales qui sont à même de bien comprendre les besoins de leur population et qui auront en main les outils et les effectifs pour agir.

La deuxième proposition repose sur une réforme fiscale et financière qui permettra aux différentes municipalités d’avoir un meilleur contrôle sur leurs dépenses et de diversifier leurs sources de revenus. «Actuellement, la fiscalité municipale est principalement basée sur l’impôt foncier. Ainsi, pour avoir plus de revenus, il faut créer de nouveaux développements domiciliaires. Cela va à l’encontre de nos grands défis de densification des territoires et de développement durable», précise Suzanne Roy.

 

D’autant plus que plusieurs des municipalités de la région métropolitaine n’ont plus beaucoup  de secteurs dont le zonage permet la construction domiciliaire. Des villes comme Saint-Bruno-de-Montarville possèdent malgré tout encore passablement de territoires blancs. «Mais la volonté des élus municipaux est quand même de ralentir le développement résidentiel pour répondre au Plan d’aménagement et de développement (PMAD)», soutient la présidente de l’UMQ. La réforme municipale proposée au gouvernement du Québec permettrait donc de diversifier pus facilement les sources de revenus.

Environnement

La contribution à l’amélioration de l’environnement figure toujours parmi les défis des municipalités québécoises. Après la mise en place et la promotion des collectes de matières recyclables, plusieurs ont entamé la mise en place d’une collecte de matières putrescibles et l’implantation d’usine de biométhanisation qui transformeront ces déchets en énergie. Sainte-Julie et Saint-Basile-le-Grand sont aux nombres des municipalités des MRC Marguerite d’Youville et de la Vallée-du-Richelieu qui, l’an prochain, offriront un service de collecte des déchets organiques.

L’usine qui brûlera ses ordures sera située à Varennes et aura une capacité de traitement de 41 000 tonnes par an. Elle permettra une réduction annuelle des gaz à effet de serre de plus de 11 000 tonnes. «Ce service est très attendu par nos citoyens. Nous avons tellement travaillé à la promotion de l’environnement et à l’importance de réduire les déchets que nous n’avons même pas besoin de faire accepter cette nouvelle réalité à nos contribuables. C’est un exemple concret du travail qui a été fait par le passé», conclut-elle.