Hausse du prix de l’immatriculation pour le 450?
La CAQ dénonce le projet de loi 76
Décrié par les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis plusieurs mois, le projet de loi 76 a été voté devant l’Assemblée nationale.
Comme l’ensemble de la CAQ, Nathalie Roy, députée de Montarville, et François Roberge, député de Chambly, ont voté contre le projet de loi 76, à l’inverse des députés libéraux et du Parti québécois. Selon la CAQ, la loi votée le 19 mai, intitulée « Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal » entraînerait une hausse des taxes à l’immatriculation pour les résidants du 450. La deuxième opposition pointe du doigt l’article 51 de la loi qui permettrait à l’autorité des transports de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui devra être mise en place, de décider d’instaurer cette nouvelle taxe pour l’ensemble des villes qu’elle représente, comme le fait déjà Montréal.
Lors de débat sur le projet de loi le 18 mai, Claude Surprenant, député caquiste de Groulx, dénonçait là une « nouvelle taxe libérale. » « Le ministre annonce donc aujourd’hui à plus d’un million de résidants des banlieues de Montréal qu’ils devront payer 45 dollars ou plus, en plus des 30 dollars qu’ils paient déjà sur leur immatriculation. Or, au lieu de payer 217 dollars, ils devront maintenant payer 262 dollars. C’est donc 90 dollars par famille qui s’ajoutent aux 1500 dollars que les libéraux leur ont chargés depuis l’élection de 2014. »
« Ce projet de loi est une attaque envers les contribuables de la Montérégie, c’est à peine croyable. L’adoption du projet de loi 76 vient officialiser une hausse des frais d’immatriculation de 150 % pour les citoyens de la Montérégie. Comment peut-on voter en faveur d’une telle loi et prétendre défendre les intérêts de ses concitoyens? » s’interroge le député.
Pas encore fait
Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, souhaite cependant relativiser les choses : « L’autorité de transport de la CMM peut avoir le pouvoir d’imposer cette taxe d’immatriculation éventuellement. Un comité de transition doit d’abord se faire, ensuite il y aura l’autorité qui devra discuter avec les municipalités de l’ensemble du secteur. Il est clair que, s’il y a un ajout de n’importe quelle taxe, elle devra être agencée avec des services supplémentaires en termes de transport en commun, indique-t-elle. Il y a bien des discussions à avoir et en tant que maire du 450, je pense qu’on ne doit pas imposer de taxe supplémentaire s’il n’y a pas de services supplémentaires. »
La Ville de Saint-Bruno n’a pas répondu au journal à ce sujet.
À l’inverse, la CMM a accueilli favorablement la nouvelle loi, comme le précise le maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal, monsieur Denis Coderre : « Le gouvernement donne aujourd’hui le feu vert à une refonte majeure des structures et des modes de fonctionnement actuels du transport collectif sur le territoire de la Communauté. Il s’agit d’une réforme très attendue qui répond aux demandes historiques des élus du Grand Montréal. Nous nous engageons à collaborer étroitement avec le gouvernement du Québec pour mettre en œuvre les changements annoncés. La prochaine étape sera, pour tous les partenaires, d’accélérer les investissements dans le maintien des actifs et le développement des réseaux ».


