Investiture du Parti québécois dans Montarville : Daniel Michelin dévoile ses couleurs

Daniel Michelin a dévoilé la semaine dernière son désir de se porter candidat à l'investiture du Parti québécois dans la circonscription de Montarville.
Daniel Michelin, âgé de 65 ans, résidant de Boucherville et père de famille, a travaillé auprès de la jeunesse et de la famille de 1977 à 2008. Il a mené une carrière également dans les services sociaux. C’est dans cette perspective qu’il entend « redonner le pouvoir aux gens ».
Bachelier en criminologie et détenteur d’une maîtrise en administration publique et en administration des affaires, il a été attaché politique au cabinet de Véronique Hivon, alors ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse. Il a aussi occupé la même fonction auprès de l’ex-députée de Marguerite-D’Youville, Monique Richard. Une partie de cette circonscription, soit Boucherville, a été intégrée dans Montarville lors de la réforme électorale de 2011.
Un sondage aux tendances lourdes?
Pourquoi avoir choisi PQ ? « Je suis un militant depuis le début. Pour moi, le PQ, c’est le parti qui prône l’indépendance du Québec, c’est le projet de société le plus emballant que l’on peut avoir encore aujourd’hui. » Un choix, poursuit-il, car c’est cette formation qui a apporté « la grande révolution sociale-démocrate des 30 dernières années ».

« J’ai le sentiment que les jeux ne sont pas faits au moment où l’on se parle; l’électorat est extrêmement volatil. » – Daniel Michelin

Lors du scrutin de 2012, Nathalie Roy, de la Coalition Avenir Québec, a gagné par un peu moins de 2000 voix contre Monique Richard, du PQ. Et en 2014, elle a conservé le comté, alors que c’est le Parti libéral qui était deuxième dans les intentions de vote. Aujourd’hui, les sondages mettent le PQ troisième avec 18 %, un résultat qui semble refléter une tendance lourde.
L’aspirant candidat péquiste estime que « le sondage est une lecture qui se prend à un moment donné ». Il reconnaît toutefois que le parti a « une côte à remonter auprès de la population. J’ai le sentiment que les jeux ne sont pas faits au moment où l’on se parle; l’électorat est extrêmement volatil. Je continue à croire que c’est le Parti québécois qui a le plus à offrir aux Québécois. » Il se dit toutefois conscient du défi de faire connaître les idées de la formation, de les diffuser : « le défi de lutter contre la désaffection, le cynisme, cette tendance à avoir une critique extrêmement négative des politiciens ».
Priorité à la mobilité
Sur le plan local, Daniel Michelin entend mettre de l’avant « l’éducation, l’environnement, l’entrepreneuriat, la santé et une attention spéciale à l’importante question de la santé mentale ». La priorité reste toutefois à ses yeux celle sur le plan de la mobilité. « En haut de la liste, il y a toute la question de la mobilité durable, notamment le transport en commun. On le voit tous les jours avec la congestion majeure sur les autoroutes 20 et 30. » En cette matière, il s’agirait de « propositions très concrètes, assez audacieuses », mais qu’il ne veut pas divulguer pour le moment.
À moins d’une acclamation qui rendrait Daniel Michelin candidat de facto, les militants au sein de l’Association du Parti québécois dans la circonscription de Montarville devraient choisir un représentant « quelque part en mars ». « J’ai un appui sans doute à l’intérieur de l’association. Une association extrêmement solide avec près de 600 membres en règle, et on vient de terminer une campagne de financement qui a été très profitable. » Le PQ, poursuit-il, est « une institution démocratique extraordinaire : 600 membres, c’est sûrement beaucoup plus que tous les partis réunis. Ils nous donnent de l’énergie. »
Question :
Avez-vous hâte à la joute politique de la prochaine campagne électorale dans Montarville?