Infirmières en natalité de l’Hôpital Pierre-Boucher: forcées au TSO par le Tribunal

Des infirmières en natalité de l’Hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil ont reçu un ordre du Tribunal administratif du travail qui les a forcées à être sur le lieu de travail pour la nuit du 23 septembre.

L’établissement fait partie du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) et cela fait un certain temps que la quantité de personnel à l’unité de natalité était insuffisante. C’est du moins ce qu’avait mentionné cet été au journal Les Versants la Présidente de la FIQ-SPSME, Brigitte Petrie. 

Questionnée à savoir si la situation qui s’est produite pour la nuit du 23 septembre était quelque chose de commun au CISSSME, Mme Petrie répond qu’il s’agit d’une première. « Nous avions eu une séance de conciliation pour une situation similaire de l’urgence de Sorel il y a plusieurs semaines, mais les démarches en étaient restées à la conciliation. » Elle ajoute que « c’est très fâchant que cette technique de l’employeur soit choisie dans le contexte actuel, où des professionnelles en soins dénoncent que les soins sont non-sécuritaires actuellement comme un cri du cœur. » 

Continuité du service

Du côté du CISSSME, on indique que « toutes les réorganisations de services ayant été effectuées et les demandes de temps supplémentaire et de réaffectation salariés assurées, il nous fallait assurer une continuité des services pour les mamans se présentant à notre unité de natalité à l’Hôpital Pierre-Boucher. »

« Des professionnelles en soins dénoncent que les soins sont non-sécuritaires actuellement comme un cri du cœur. » 

-Brigitte Petrie

Le CISSSME ajoute qu’avant d’interpeller le tribunal, « des patientes ont été réorientées vers d’autres installations pour réduire la charge de travail et le besoin en ressources, une gynécologue était sur place pour évaluer chacune des patientes qui se présentaient à l’unité et soutenir le personnel, les chefs de service étaient présents pour soutenir les équipes et une réorganisation des services a été effectuée et les demandes de temps supplémentaire réalisées. »

Agir maintenant

À savoir comment était reçue l’offre du gouvernement du Québec qui donnera des primes pouvant aller jusqu’à 18 000$ aux infirmières qui œuvrent dans le réseau public de santé de la province, Brigitte Petrie indique qu’ « on attend la magie je crois, mais dans le fond on a toujours une petite lueur d’espoir […] mais définitivement que l’État doit changer les choses dans le réseau. C’est impératif et urgent: il n’y a plus de temps pour attendre. »

Quel impact auront les mesures annoncées par le gouvernement provincial en santé?