Il faut garder nos distances avec les cyclistes

Avec le projet de loi 100 adopté en juin à l’Assemblée nationale, les conducteurs de véhicules routiers ne peuvent maintenant plus dépasser une bicyclette à l’intérieur de la même voie de circulation, à moins qu’il ne puisse le faire sans danger. 
La loi instaurée par le ministre des Transports, Jacques Daoust, établit entre autres une distance minimale pour le dépassement des cyclistes par les automobilistes.
Ainsi, le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l’intérieur de la même voie de circulation, à moins qu’il ne puisse le faire sans danger.
Sur une voie de circulation dont la vitesse est de 50 km/h et plus, l’automobiliste devra ralentir son véhicule et conserver une distance de 1,5 mètre pour dépasser un cycliste. Si la vitesse autorisée sur une voie de circulation est de 50 km/h ou moins, l’automobiliste devra opérer de la même manière, mais conserver une distance d’un mètre avec le cycliste.
Le Julievillois Léon Thériault, cycliste de longue date et membre du club Les Vélomanes, est très heureux de l’adoption d’une telle loi. « Ça fait 30 ans que je milite en ce sens. Je ne peux que me réjouir de cette nouvelle réglementation. »
Pour ce dernier, le projet de loi 100 représente 90 % des résultats escomptés, Il espère maintenant que le gouvernement fera installer des panneaux rappelant l’importance de respecter les distances sur toutes les routes de la province.

« Ça fait 30 ans que je milite en ce sens. » – Léon Thériault

« Plusieurs municipalités et MRC ont fait l’achat des panneaux Gardons nos distances, pour les installer sur diverses artères, mais il est essentiel que l’on puisse en retrouver sur les autoroutes ainsi que sur les routes numérotées et non numérotées, » Il compte à cet effet, avec d’autres militants, rencontrer au cours du mois prochain Marc Panneton, le coordonnateur vélo au ministère des Transports pour le sensibiliser à cette cause.
Emportiérage 
Le projet de loi 100 renforce également les sanctions liées à l’emportiérage. Ainsi, tous les occupants d’un véhicule qui ouvrent leur portière sans s’assurer de pouvoir faire la manœuvre sans danger s’exposent à une amende de 200 $ à 300 $.
L’emportiérage, ou le fait d’être happé par une portière lorsqu’on se déplace à vélo, valait avant une infraction de 30 $ à 60 $ pour l’automobiliste fautif. En 2014, il y aurait eu environ trois incidents de ce genre chaque semaine.
Le ministère des Transports recommande aux automobilistes et aux passagers d’ouvrir la portière avec la main opposée à celle-ci, de manière à devoir se tourner vers l’arrière pour devoir l’ouvrir et ainsi, s’assurer que la voie est libre.