Il faudra entamer plus tôt la campagne de sensibilisation

Maladie de Lyme

Cette année, il serait bon de commencer plus tôt la campagne de sensibilisation à la maladie de Lyme. C’est ce qui ressort de l’évaluation faite par Julie Gervais, chef de service vétérinaire-AMJC de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie à l’Université de Montréal.

Comme on le sait, la maladie de Lyme a fait son apparition sur le territoire de la Montérégie il y a quelques années. Depuis 2011, le niveau d’infection causée par la piqûre d’une tique est en hausse. En 2014, 63 cas ont été diagnostiqués au Québec. Une des causes à l’origine de cette progression serait les hivers québécois moins froids qui permettraient une meilleure survie des tiques. Les principaux symptômes à la suite d’une simple piqûre de la tique sont la fièvre, la fatigue, les maux de tête, les raideurs à la nuque et des douleurs musculaires. Ces symptômes apparaissent généralement entre 3 et 30 jours. 

 

En 2014, les autorités sanitaires régionales ont conçu un plan de communication afin de sensibiliser les professionnels de la santé et la population régionale. Dans le cadre d’une maîtrise effectuée en santé publique vétérinaire, Julie Gervais a voulu identifier les bonnes pratiques de communication qui ont été mises en plan en Montérégie. « Le plan de communication visait à permettre aux gens de mieux connaître les éléments épidémiologiques importants tels que la saison de transmission, les moyens de transmission, les activités et régions à risques et les moyens de protection pré et post exposition », explique-t-elle.

Ce plan devait également informer la population sur la façon de retirer la tique qui transmet la maladie de Lyme ainsi que le moment où il est important de consulter un médecin. Du côté des professionnels de la santé, le plan de communication visait à favoriser le diagnostic et la prise en charge rapide et efficace des cas.

Les conclusions

Au cours de son évaluation, la chef de service vétérinaire-AMJC a entre autres identifié  que les communications respectaient en partie la plupart des bonnes pratiques identifiées. Malgré tout, elles répondaient majoritairement très bien aux besoins d’information recensés par la population de la Montérégie et les professionnels de la santé de première ligne de la région.

Elle a également noté que l’utilisation des municipalités montérégiennes pour relayer l’information a réussi à rejoindre potentiellement plus de la moitié de la population visée. « Le site Web d’information sur la maladie a toutefois été moins fréquenté en 2015 par rapport à 2014. »

Pour maximiser la sensibilisation en 2016, Julie Gervais recommande donc de commencer les communications plus tôt en saison. « Il serait bon également de développer de nouveaux outils visant à rejoindre les travailleurs à risque et les jeunes enfants et de tenir compte des préoccupations de la population. »